Contrôle technique des deux-roues : l’obligation légale reste clivante
Le contrôle technique des deux-roues, bien que non obligatoire, suscite des débats au sein de la communauté des motards et des professionnels du secteur. À Altkirch, Jonathan Schmitt, gérant du centre de contrôle technique Autovision et Motovision, illustre cette problématique à travers un exemple pratique. Lors d’un contrôle, il a mesuré une pression de 1 bar sur le pneu avant d’une moto, alors que la norme devrait être de 2,6 bars. Pour le pneu arrière, la pression idéale est de 0,7 bar.
« À 1 bar, le pneu surchauffe. Dès le contrôle de la pression des pneus, on sait si un véhicule est entretenu ou pas », souligne Jonathan Schmitt, qui est également motard. Il précise que, bien que le contrôle ne soit pas une obligation légale, il est préférable d’être informé sur l’état du véhicule. Pour obtenir l’agrément de contrôle technique, les professionnels doivent suivre une formation initiale d’une semaine, suivie de deux jours de formation complémentaire chaque année.
En France, la question du contrôle technique des motos et scooters reste divisée. Selon une étude de l’INSEE, en 2022, le nombre de deux-roues enregistrés dans le pays a atteint environ 3 millions, soulignant l’importance de la sécurité routière pour cette catégorie de véhicules.
La mise en place d’une obligation légale pourrait avoir des conséquences significatives sur la sécurité des usagers de la route, mais elle est encore loin d’un consensus. Les avis divergent entre ceux qui estiment qu’un contrôle obligatoire renforcerait la sécurité et ceux qui craignent une bureaucratisation excessive du secteur.
Source : DNA.
