Contraception : 1,6 million de femmes françaises sous pilule au désogestrel alertées sur un risque de cancer

Contraception: 1,6 million de femmes françaises sous pilule au désogestrel alertées sur un risque de cancer

Contraception : 1,6 million de femmes françaises sous pilule au désogestrel alertées sur un risque de cancer

Publié le : 10/09/2026 – 17:05

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé ce jeudi 10 septembre qu’elle contactera plus de 1,5 million de femmes prenant une pilule contraceptive à base de désogestrel. Ces femmes seront informées par courrier d’un risque faible mais accru de développer un méningiome, un type de cancer touchant les membranes entourant le cerveau.

Au total, 1,6 million de femmes concernées recevront un courrier les alertant sur ce risque. L’ANSM précise que les symptômes à surveiller incluent des « maux de tête persistants, troubles visuels, faiblesse musculaire, troubles de l’équilibre ou du langage, perte de mémoire ou épilepsie nouvelle ou aggravée ». En cas de manifestation de ces symptômes, il est recommandé de consulter un médecin, qui pourra prescrire une imagerie cérébrale (IRM). Parmi les pilules concernées figurent des marques telles qu’Optimizette, Antigone, Cerazette et Elfasette.

L’objectif de cette communication n’est pas d’inciter à interrompre la prise de ces contraceptifs, mais d’encourager une vigilance accrue. L’ANSM souligne que le risque associé à ces pilules est très faible comparé à d’autres contraceptifs, tels que l’Androcur ou le Depo Provera, pour lesquels une surveillance par imagerie cérébrale est systématiquement recommandée.

Sur 67 000 femmes ayant pris une pilule à base de désogestrel, une seule pourrait développer un méningiome. Pour éviter une grossesse non désirée, l’agence conseille de ne pas arrêter la contraception sans avis médical. En parallèle, 90 000 médecins ayant prescrit ces contraceptifs recevront également un courrier.

France Assos Santé, une organisation de patients, a exprimé sa satisfaction quant à l’information directe des femmes concernées, tout en déplorant que cette me, décidée dès décembre 2024, arrive trop tard.

Source : ANSM

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