En 2025, la consommation des ménages ralentit de nouveau en volume
En 2025, la dépense de consommation finale des ménages ralentit, enregistrant une augmentation de seulement 0,4 % en volume, après des rebonds significatifs de 5,2 % en 2021 et de 3,2 % en 2022. Ce ralentissement s’inscrit dans un contexte de croissance modeste du produit intérieur brut (PIB), qui atteint 0,8 %, avec une contribution de 0,2 point de la consommation des ménages.
Les prix de la consommation progressent à un rythme plus modéré, soit 0,8 % en 2025, après une hausse de 2,2 % en 2024 et de 7,1 % en 2023. Notamment, les prix de l’électricité et du gaz diminuent de 3,0 % après une forte hausse de 12,4 % en 2024. La consommation effective des ménages, qui inclut les dépenses financées par la collectivité, croît légèrement plus, à 0,5 %. Les dépenses des administrations publiques augmentent de 1,1 %, tandis que celles des institutions sans but lucratif au service des ménages diminuent de 0,2 %.
La consommation de produits alimentaires redémarre, sauf celle en viande et poisson
Les dépenses en produits alimentaires connaissent un rebond, avec une croissance de 1,5 % en volume, après une hausse de 0,2 % l’année précédente. Cette dynamique est accompagnée d’une légère décélération des prix, qui augmentent de 1,1 %. Les dépenses en légumes progressent de 2,7 %, tandis que celles en boissons non alcoolisées augmentent de 0,9 %. En revanche, les dépenses en viande et en poisson continuent de baisser.
Les dépenses en énergie sont atones malgré des prix qui baissent
Les dépenses liées au logement, à l’eau, au gaz, à l’électricité et aux autres combustibles augmentent de 1,0 %, un rythme similaire à l’année précédente. Les loyers réels, quant à eux, progressent de 1,7 %, tandis que les dépenses en électricité et en gaz stagnent, enregistrant une hausse de 0,4 % malgré une baisse de 3,0 % des prix.
Les dépenses en transports sont quasi stables
Les dépenses en transports affichent une légère baisse de 0,1 % en 2025. Les achats de véhicules diminuent de 4,8 %, et les dépenses en carburant baissent de 0,4 % malgré une tendance à la baisse des prix de 4,4 %.
Les dépenses de loisirs sont en légère baisse après le dynamisme de la période olympique
Après une année 2024 marquée par les Jeux olympiques de Paris, les dépenses en loisirs, sport et culture diminuent de 0,2 %. Les dépenses en services récréatifs sont en recul de 1,2 %, et les dépenses en services culturels baissent légèrement après une année dynamique.
La consommation en meubles et appareils ménagers baisse pour la quatrième année consécutive
La consommation en meubles et appareils ménagers diminue de 1,1 % en volume, poursuivant une tendance à la baisse amorcée les années précédentes. En revanche, les achats d’appareils ménagers augmentent de 2,3 %, soutenus par l’innovation de nouveaux produits.
La consommation en santé ralentit mais reste dynamique
La consommation des ménages en santé, majoritairement financée par les administrations publiques, ralentit mais demeure dynamique. Les dépenses en médicaments augmentent de 5,1 % pour les ménages et de 8,0 % pour les dépenses remboursées.
La consommation reste globalement en dessous de sa tendance d’avant-crise
En 2025, la dépense de consommation effective des ménages dépasse son niveau de 2019 de 4,9 %, mais se situe en dessous de la tendance d’avant-crise, avec une baisse de 1,4 % par rapport à la tendance 2011-2019.
Les dépenses des touristes étrangers en France augmentent
En 2025, les dépenses des touristes étrangers en France atteignent 77,5 milliards d’euros, en hausse de 7,8 %, dépassant celles des résidents français à l’étranger, qui s’élèvent à 57,5 milliards d’euros (+3,6 %).
Le pouvoir d’achat des ménages se replie
Le revenu disponible brut (RDB) augmente de 0,5 % en 2025, tandis que les prix de la consommation finale des ménages augmentent de 0,8 %. En conséquence, le pouvoir d’achat du RDB diminue de 0,4 %.
Source : Insee, comptes nationaux, base 2020.

