Que se passe-t-il légalement quand une PME se fait pirater et ne le déclare pas ?

Que se passe-t-il légalement quand une PME se fait pirater et ne le déclare pas ?

Lorsqu’une petite ou moyenne entreprise (PME) est victime d’un piratage, la situation légale devient rapidement complexe. En effet, si des pirates chiffrent les fichiers clients, la loi impose des obligations strictes. Selon le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), l’entreprise dispose de 72 heures pour avertir la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL). Cette notification est cruciale pour asr la protection des données personnelles impliquées.

Parallèlement, les PME ont également 72 heures pour déposer plainte auprès des autorités compétentes si elles souhaitent bénéficier d’une prise en charge par leur asur. Ne pas respecter ces délais peut entraîner des conséquences sévères. En effet, l’entreprise s’expose à une amende administrative, qui peut atteindre jusqu’à 4 % de son chiffre d’affaires annuel mondial, ainsi qu’à la perte de toute couverture d’assurance.

Ce cadre légal vise à protéger les données des consommateurs et à encourager les entreprises à agir rapidement face à des violations de données. Les entreprises doivent donc être conscientes de leurs responsabilités en matière de cybersécurité et des implications juridiques d’un piratage non déclaré.

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