Conseils d’un psychiatre pour le vieillissement en santé des personnes de plus de 60 ans.

Vieillir en bonne santé : ce qu'un psychiatre conseille d'emprunter aux personnes de plus de 60 ans

Vieillir en bonne santé : les conseils d’un psychiatre américain

Un psychiatre américain, Loren A. Olson, a récemment suggéré dans la revue Psychology Today que penser comme des personnes âgées pourrait aider à cultiver une joie durable. Cette proposition, bien que provocante, s’appuie sur des recherches solides concernant l’évolution de la vie émotionnelle au fil du temps.

Un changement de perspective sur le temps

La théorie de la sélectivité socio-émotionnelle, développée par Laura Carstensen de l’université Stanford, explique que les priorités évoluent avec la perception du temps. Dans la jeunesse, l’avenir semble illimité, favorisant l’exploration et l’apprentissage. À me que l’horizon temporel se resserre, l’accent se déplace vers ce qui a du sens émotionnel dans le présent. Une étude a démontré que lorsque des personnes âgées imaginent une avancée médicale leur offrant plusieurs décennies de vie supplémentaires, leurs préférences se rapprochent de celles des jeunes.

Évolution des relations sociales

Les recherches montrent également que les réseaux sociaux s’élargissent à l’âge adulte, mais se réduisent par la suite, principalement en ce qui concerne les relations périphériques, tandis que le nombre de proches reste relativement stable. Ce tri, loin d’être un repli, permet aux personnes âgées de rapporter moins d’émotions négatives et plus d’émotions positives, favorisant ainsi une meilleure régulation émotionnelle.

Cinq recommandations pratiques

Loren A. Olson propose plusieurs recommandations pour améliorer le bien-être, indépendamment de l’âge :

  1. Exercer la gratitude : Noter quotidiennement ce pour quoi on est reconnaissant.
  2. Vivre dans le présent : Pratiquer la pleine conscience pour savourer les moments actuels.
  3. Investir dans les relations : La qualité des liens est plus importante que leur quantité.
  4. Accepter le changement : S’adapter aux évolutions de la vie pour réduire le stress.
  5. Chercher du sens : S’engager dans des activités qui relient à quelque chose de plus grand.

Conclusion

Ces recommandations, bien que non directement issues d’études sur les personnes de plus de 60 ans, s’alignent avec des mécanismes émotionnels documentés. Il est essentiel de noter que la théorie de la sélectivité socio-émotionnelle décrit des tendances moyennes au sein des populations, sans garantir une trajectoire identique pour chaque individu. Le vieillissement ne conduit pas nécessairement à une dégradation émotionnelle.

Source : Psychology Today, Futura Sciences

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