Conseil européen : le dilemme de la souveraineté partagée

Conseil européen : le dilemme de la souveraineté partagée

Le blocage récurrent du versement de l’aide à l’Ukraine, aggravé par la défaite de Viktor Orbán en Hongrie ce printemps, met en lumière les limites institutionnelles de l’Union européenne. Dans une Europe comptant 27 États membres, le système de décision par unanimité montre des signes de dysfonctionnement, rendant difficile toute action collective.

Dans ce contexte, Jean-François Drevet souligne dans sa chronique que maintenir le fonctionnement actuel du Conseil européen maintiendrait l’Union dans un système « vetocratique », sans réelle capacité d’intervention ou d’autonomie stratégique. Pour que l’Europe puisse faire face aux défis internationaux, elle doit développer des capacités de défense et de dissuasion, ce qui nécessite une mutualisation des forces et un partage de la souveraineté entre les États membres.

Le vote à l’unanimité au sein du Conseil est un facteur de blocage qui complique cette dynamique. Les procédures de réforme institutionnelle, quant à elles, restent incertaines et aléatoires.

Drevet suggère qu’il est peut-être temps d’envisager une Europe à géométrie variable, permettant aux États désireux de s’engager dans un partage de souveraineté, d’affirmer une Europe plus puissante. Cela soulève des questions sur les options institutionnelles disponibles pour relever ce défi.

Source : Jean-François Drevet

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