Congo-Brazzaville : la société civile exige des éclaircissements après une fusillade à la frontière avec la RDC
Plus d’une semaine après un accrochage violent sur le fleuve Congo, au niveau de Makotimpoko, la société civile appelle les autorités de Brazzaville et de Kinshasa à clarifier la situation de deux membres des forces de l’ordre du Congo-Brazzaville qui sont portés disparus. Les acteurs de la société civile demandent également des compensations pour deux autres agents, blessés et séquestrés.
Dans la nuit du 26 au 27 août, des patrouilles fluviales des deux Congos se sont affrontées, entraînant la capture temporaire de plusieurs agents de la force publique du Congo-Brazzaville par les forces armées de la RDC. Deux agents restent introuvables, ce qui suscite des inquiétudes au sein de la population.
Roch Euloge Nzobo, coordonnateur du Cercle des droits de l’homme et du développement, a souligné l’importance de ne pas sacrifier les victimes et leurs familles pour maintenir de bonnes relations entre les deux pays. Il réclame que Brazzaville demande à Kinshasa de retrouver les corps des deux agents disparus et de les remettre à leurs familles pour des obsèques dignes.
Les deux agents blessés, actuellement pris en charge à l’Hôpital central des armées de Brazzaville, ont été visités par le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, le 29 août. Les ministres de la Défense et de l’Intérieur, lors d’une réunion avec la commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, ont rappelé que plusieurs îles sur le fleuve sont habitées par des ressortissants de la RDC, évoquant un esprit de bon voisinage.
Le ministre de la Défense a qualifié les événements d’« incident regrettable », condamnant également les images humiliantes qui ont circulé sur les réseaux sociaux et affirmant la volonté du gouvernement de privilégier le dialogue.
Source : RFI



