Congé de naissance, le couac de l'été :

Congé de naissance : un couac administratif majeur prive des familles de soutien financier

Entré en vigueur début juillet, le nouveau congé de naissance promettait un soutien financier revalorisé aux jeunes parents. Un mois plus tard, des centaines de familles se retrouvent sans indemnités à cause d’importants retards administratifs.

Ce nouveau dispositif, présenté par le gouvernement comme une réforme nécessaire, devait remplacer l’ancien congé parental jugé trop long et insuffisamment rémunéré. Il permet à chaque parent de suspendre son activité professionnelle jusqu’aux neuf mois de l’enfant, avec une indemnisation pouvant atteindre 50 % de leur salaire antérieur, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale. Auparavant, les parents bénéficiaient d’un forfait mensuel fixe d’environ 448 euros.

Cependant, sur le terrain, la mise en œuvre de cette réforme s’avère chaotique. De nombreux foyers se retrouvent à puiser dans leurs économies pour subvenir aux besoins de leur nouveau-né. « On nous avait promis un versement rapide pour vivre sereinement les premiers mois de notre bébé, mais nous n’avons rien touché depuis deux mois », témoigne Jonas*.

Ce désarroi est partagé par de nombreuses familles face à l’inertie des services de la CAF et de la Sécurité sociale. « On se retrouve à devoir choisir entre payer le loyer ou acheter le lait et les couches », explique Élodie*.

Les retards sont attribués à un rodage difficile de la plateforme de gestion et à un engorgement des caisses d’allocations familiales. Les délais d’instruction s’allongent, en raison de problèmes de transmission des bulletins de salaire par les employeurs et de bugs informatiques.

Face à la montée de l’inquiétude parmi les usagers, les organismes concernés évoquent un afflux exceptionnel de dossiers et asnt travailler à un retour à la normale. En attendant, plusieurs associations de familles demandent un versement d’urgence d’acomptes pour éviter que les ménages les plus fragiles ne basculent dans la précarité.

Le prénom a été modifié.

Source : La Dépêche.

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