Congé climatique : trois questions sur la proposition des Écologistes en France
Et si, pour répondre aux conditions climatiques extrêmes, les travailleurs les plus exposés pouvaient bénéficier de jours de congé exceptionnels ? C’est l’idée que proposent les Écologistes, qui ont lancé le 21 juin 2026 une pétition pour réclamer la mise en place d’un congé climatique de cinq jours maximum par an. Cette me existe déjà en Espagne depuis 2024.
1. Que demandent les Écologistes ?
La pétition, intitulée « 40 °C au travail ? Protégeons les travailleurs et les travailleuses les plus exposé·es », a recueilli 4 023 signatures à 17 h 30 le jour de son lancement. Elle souligne que « le climat se dérègle toujours plus vite » et que « nos droits doivent changer aussi ». Le parti met en avant le fait que « quand il fait 40 °C, des millions de personnes continuent de travailler malgré les risques », citant des secteurs tels que la livraison, le bâtiment, l’agriculture, ainsi que les aides à domicile et les agents d’entretien. Les Écologistes proposent ainsi un congé climatique d’une durée de cinq jours pour protéger ces travailleurs.
2. Quel est le cadre de ce congé ?
Marine Tondelier, la patronne des Verts, a précisé que ce congé pourrait être mis en place « si les conditions climatiques vous empêchent d’aller au travail », mais aussi « au cas où l’école de vos enfants ferme et vous n’avez pas de solution pour les garder ». David Belliard, maire écologiste du XIe arrondissement de Paris, a ajouté que ce congé vise à garantir un « droit à la fraîcheur » pour ceux exposés à des conditions climatiques extrêmes. Il est également précisé que ce congé devrait permettre de faire face à des événements tels que des canicules, inondations ou incendies, sans perte de revenus.
3. Quelles sont les réactions politiques ?
Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a également appelé à « moduler le droit du travail » pour créer un « congé spécifique ». En revanche, la députée européenne d’extrême droite, Marion Maréchal-Le Pen, a qualifié cette proposition de « grotesque », soulignant que « les employeurs sont responsables de leurs employés » et qu’il existe déjà suffisamment de dispositifs pour les protéger.
La proposition de congé climatique soulève donc des débats importants sur la nécessité d’adapter le droit du travail face aux défis climatiques actuels.
Source : Ouest-France