L’hôpital n’est pas la propriété d’un élu, ni d’une ville, ni d’un parti

Nouvelle déconvenue politique pour le maire RN de Castres, Florian Azéma. Après sa défaite au printemps face au maire de Mazamet, Olivier Fabre, pour la présidence de la communauté d’agglomération Castres-Mazamet, l’édile castrais échoue cette fois à prendre la tête du conseil de surveillance du centre hospitalier intercommunal Castres-Mazamet. Un revers qui confirme le basculement des équilibres politiques.

Florian Azéma subit une nouvelle défaite. Quelques semaines après la bataille pour la présidence de la communauté d’agglomération Castres-Mazamet, le maire de Mazamet, Olivier Fabre, a été élu mercredi président du conseil de surveillance du centre hospitalier intercommunal Castres-Mazamet, avec un score de huit voix contre trois.

Cette victoire renforce l’influence d’Olivier Fabre sur les institutions locales. En avril dernier, il avait déjà remporté la présidence de la communauté d’agglomération en fédérant 30 voix contre 26, et en promettant une « gouvernance partagée ».

Deux mois plus tard, les tensions politiques se cristallisent autour de l’hôpital du Pays d’Autan. Florian Azéma a dénoncé dans un communiqué « la politique politicienne », regrettant qu’Olivier Fabre ait présenté sa candidature pour un poste traditionnellement occupé par le maire de la ville-centre. L’édile castrais a qualifié cette situation de « précédent inédit » et a exprimé son mécontentement vis-à-vis du vote qui a conduit à sa défaite.

Olivier Fabre a fermement rejeté cette analyse, rappelant que l’élection a été décidée par des représentants de la société civile et des professionnels de santé, dont sept des onze votants n’étaient pas des élus.

Le maire de Mazamet a rétorqué : « Être élu serait un droit absolu que personne ne pourrait lui contester », soulignant que les professionnels de santé avaient fait le choix de l’élire. Il a ajouté : « L’hôpital n’est pas la propriété d’un élu, ni d’une ville, ni d’un parti. »

Cette élection marque un changement significatif dans les rapports de force locaux. La ville de Castres, longtemps dominante, voit émerger un contre-pouvoir avec Mazamet. Pour Florian Azéma et le Rassemblement national, ce revers est un coup dur, après la perte de la présidence de l’agglomération.

Il reste à déterminer si cette rivalité institutionnelle entraînera un blocage des projets communs ou si les deux hommes parviendront à collaborer sur des questions d’intérêt commun, telles que le développement économique et les infrastructures.

Source : La Dépêche

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