Conflit au Moyen-Orient : Les hostilités se poursuivent sans perspective de sortie de crise
(Téhéran) Bombardements américains sur l’Iran, représailles de la République islamique contre des bases et alliés des États-Unis, infrastructures touchées des deux côtés : le Moyen-Orient a continué à s’enfoncer dans la guerre dimanche, sans perspective de retour à la diplomatie après l’effondrement d’un protocole d’accord.
Contexte factuel
Les États-Unis ont affirmé avoir voulu « punir », avec une huitième nuit consécutive de frappes, la mort de deux de leurs militaires lors de frappes iraniennes en Jordanie vendredi, les premiers Américains tués depuis la reprise des hostilités le 7 juillet. Un autre soldat est toujours porté disparu. Des sites militaires, ainsi que « les forces du Corps des Gardiens de la Révolution islamique qui ont lancé des attaques contre des membres des forces américaines en Jordanie », ont été visés, selon l’armée américaine.
L’Iran a fait état de frappes sur la ville portuaire de Sirik, donnant sur le détroit d’Ormuz, ainsi que sur d’autres cibles dans la province d’Hormozgan. Des frappes ont également visé une centrale nucléaire en construction à Darkhovin (sud-ouest), selon l’Organisation iranienne de l’énergie atomique. Le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a appelé à la « retenue militaire à proximité de tous les sites liés au nucléaire », tout en soulignant que l’attaque ne présentait pas de « risque radiologique », car l’installation concernée n’est pas encore opérationnelle.
Données ou statistiques
Selon le gouvernement iranien, les frappes américaines ont causé au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis le 27 juin. Côté américain, 16 militaires ont été tués depuis le début du conflit fin février.
Conséquence directe
Les bombardements ont atteint un niveau sans précédent depuis le cessez-le-feu conclu en avril pour mettre fin à la guerre déclenchée par l’offensive israélo-américaine sur l’Iran le 28 février. Parallèlement, des incidents maritimes se multiplient dans le détroit d’Ormuz, avec un trafic maritime pratiquement à l’arrêt, après que l’Iran a déclaré avoir stoppé quatre navires tentant de traverser sans son accord.
Source : Agence France-Presse
