Conditions indignes des patients dans les urgences en Île-de-France, alerte la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté

La contrôleuse générale des lieux de privation de liberté dénonce les conditions

Conditions « indignes » dans les services d’urgence en Île-de-France : alerte de la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté

La contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot, a dénoncé, le 10 septembre, les conditions de prise en charge des patients dans les services d’urgence des hôpitaux généraux et psychiatriques en Île-de-France. Ce constat fait suite à un contrôle réalisé dans une dizaine de services d’urgences, notamment ceux de la Pitié-Salpêtrière, de l’hôpital européen-Georges-Pompidou et du Kremlin-Bicêtre.

Les équipes de contrôle ont relevé des dysfonctionnements graves, tels que des temps d’attente excessifs, pouvant aller de 20 à 40 heures avant d’être hospitalisé. Les locaux sont jugés indignes et inadaptés, et certains patients sont retenus arbitrairement.

Dominique Simonnot a souligné que de nombreux patients se retrouvaient « contentionnés sur un brancard aux urgences », souvent attachés par cinq points (ventre, chevilles, poignets) pendant des périodes allant jusqu’à neuf jours. Elle a exprimé son indignation face à cette situation, qualifiant cela de « pire des atteintes à la liberté d’aller et venir ».

Les causes principales de ces « défaillances » sont le manque de lits dans les services psychiatriques et une pénurie de soignants, avec un déficit estimé de 30 à 40 % en psychiatrie. Emmanuelle Rémond, présidente de l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (Unafam), a également fait état de ce manque de personnel, précisant que les conditions de travail indignes dissuadent les soignants de s’engager dans ces services.

Les recommandations formulées par Dominique Simonnot, visant à améliorer l’accueil, l’attente et l’orientation des patients en situation de crise, ont été publiées au Journal officiel. Ces recommandations ont été transmises aux ministres de la Santé, de l’Intérieur et de la Justice le 24 juillet, mais à ce jour, aucune réponse n’a été fournie par les ministères concernés.

Source : Franceinfo

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