Un trafiquant d’armes condamné à 22 mois de détention pour harcèlement
D’entre les murs de la prison, un trafiquant d’armes à feu de Montréal, Anatoliy Vdovin, a été condamné à 22 mois de détention pour avoir harcelé un avocat du syndic du Barreau. La juge Marie Kettlyne Ruben a déclaré que l’accusé savait très bien ce qu’il faisait et qu’il voulait harceler sa victime. La décision a été rendue jeudi au palais de justice de Montréal, avec le prononcé de la peine effectué le lendemain.
Âgé de 57 ans, Vdovin a un long passé criminel. En 2018, il a été condamné à 10 ans de détention pour possession des pièces nécessaires à la fabrication de près de 1000 fusils d’assaut AK-47. Depuis 2021, il a également été condamné pour menaces et outrage.
Bien qu’il ait été acquitté dans le passé de diverses accusations, notamment pour avoir conseillé à quelqu’un de tuer un vice-premier ministre et d’avoir intimidé un juge, cette fois, les preuves étaient accablantes. Entre septembre 2024 et mars 2025, il a harcelé l’avocat Nicolas Bellemare, syndic adjoint du Barreau, en l’appelant quotidiennement depuis la prison avec des propos agressifs et insultants.
Vdovin avait porté plainte contre Bellemare, l’accusant de lui avoir volé 10 000 $. Frustré par la lenteur du traitement de sa plainte, il a intensifié ses appels, au point que Bellemare a dû limiter ses communications à des échanges écrits.
Les messages laissés par Vdovin étaient d’une grande violence, incluant des menaces explicites. La juge a noté que ces propos visaient à instiller la peur chez la victime, qui a développé des symptômes d’hypervigilance et a dû suspendre son travail.
Anatoliy Vdovin a également été reconnu coupable d’avoir ignoré une ordonnance du tribunal interdisant toute communication avec Bellemare. La peine de 22 mois se rapproche de la peine maximale pour cette infraction, mais il ne purgera qu’une journée supplémentaire en raison du temps déjà passé en détention préventive. Il devra également faire face à un jugement prochain dans une affaire distincte impliquant des communications harcelantes envers des employés du Service correctionnel du Canada.
À l’issue de sa peine, Vdovin sera soumis à une probation de trois ans, durant laquelle il lui sera interdit de communiquer avec le Barreau, sauf par écrit avec un avocat.
Source : Journal de Montréal


