C’est pour que les petits sortent !
Une association « junior » organise des journées sans écran à la plage pour les jeunes. Et ça marche ! L’initiative a lieu à Agde, dans l’Hérault, et c’est une première.
Un ado, un téléphone et un jeu addictif. Un mélange qui à forte dose peut devenir explosif. Pour alerter leurs copains sur les risques d’une dépendance, l’association « Dépasse ton écran » a remplacé les manettes par des pistolets d’eau salée et colorée.
« C’est pour que les petits sortent, profitent un peu entre eux sur le moment et au moins, ils sont contents. D’ailleurs, ils courent partout depuis tout à l’heure », se réjouit Louka Brousse, membre de l’association.
L’association, composée de jeunes de 11 à 17 ans, a pour but de motiver les jeunes à décrocher de leurs écrans et à se retrouver autour d’animations sportives en plein air. C’est ce qu’on appelle une « Junior Association », un dispositif national permettant à des mineurs de créer et de faire fonctionner une structure comme des adultes.
« On a des dossiers pour ça, des dossiers pour la banque ! Pour l’argent et pour tout ! Il faut arriver à tout gérer le côté administratif », explique Alicia Marandet-Brunet, vice-présidente de l’association.
Deux ans de travail, tous les mercredis après-midi, ont été nécessaires pour imaginer, financer et mettre en place cette animation. Avec 65 enfants inscrits, la première « journée sans écran » de la jeune association s’est révélée plus difficile que prévu à gérer. Cependant, la petite équipe tient bon.
« Des fois, les arbitres ne sont pas prêts, des fois il y a trop de monde qui veut jouer d’un coup. Mais c’est la première expérience, on verra pour mieux organiser les prochaines années », confie Lucie Lescure, présidente de l’association.
« On fait un bilan à la fin de l’évènement, et on voit ce qu’il faut réajuster. Cela fait partie de la vie associative et de la construction des jeunes », conclut Benjamin Boucher, animateur socio-éducatif référent de la junior association.
Une première expérience qui pourrait, pourquoi pas, inciter les participants à devenir à leur tour organisateurs de journées sans écran.
Source : France 3 Régions
