Comment identifier un probiotique efficace selon des experts en santé digestive

Comment reconnaître un bon probiotique ?

Comment reconnaître un bon probiotique ?

Les probiotiques, définis par l’Inserm comme des « micro-organismes vivants qui, ingérés en quantité adéquate, vont apporter un bénéfice au fonctionnement de notre organisme », sont principalement des bactéries ou des levures. Il est essentiel de ne pas les confondre avec les prébiotiques, qui sont des fibres et des nutriments servant de « nourriture » à ces micro-organismes.

Identifier les souches et le dosage

Tous les probiotiques ne se valent pas. La majorité des produits disponibles sur le marché contiennent deux ou trois souches distinctes, chacune ayant des bénéfices différents. Parmi les plus reconnues figurent : Lactobacillus plantarum, Lactobacillus rhamnosus GG, Bifidobacterium longum 35624 et Saccharomyces boulardii. Il est crucial que chaque produit précise les souches exactes qu’il contient, et non seulement l’espèce de la bactérie. Un étiquetage flou complique la vérification des données scientifiques ou des études cliniques qui soutiennent l’efficacité du produit.

Les probiotiques doivent également indiquer une quantité de micro-organismes vivants mesurée en Unités Formant Colonies (UFC). Cette me correspond aux micro-organismes considérés comme « viables ». Cependant, un dosage élevé ne garantit pas une meilleure efficacité ; la quantité pertinente dépend de la souche et de l’utilisation recherchée. La Fondation canadienne de la santé digestive souligne qu’« 100 millions d’UFC peuvent être plus efficaces et mieux tolérés pour une affection ou un symptôme spécifique que 10 milliards d’UFC, sans preuve clinique à l’appui ».

Vérifier les preuves scientifiques et les certifications

L’efficacité d’un probiotique doit être soutenue par des études randomisées portant sur la souche précise, l’usage envisagé et la population ciblée, qu’il s’agisse d’enfants, d’adultes ou de personnes souffrant de troubles digestifs. Ces informations doivent être facilement accessibles au consommateur. Pour un choix éclairé, il est conseillé de privilégier une formule clairement identifiée, correctement dosée et soutenue par des données scientifiques correspondant à l’objectif recherché, que ce soit pour l’équilibre du microbiote ou le confort digestif.

La certification d’un probiotique peut également apporter des éclaircissements sur ses caractéristiques. Par exemple, le V-Label, présent dans une cinquantaine de pays, distingue les produits répondant à des critères pour les produits végétariens et végétaliens, mais n’atteste pas à lui seul de l’efficacité du probiotique.

Opter pour la transparence, les certifications et la fiabilité de la conservation

Un bon probiotique doit être clairement identifiable par le consommateur. Un étiquetage détaillé indiquant les différentes souches présentes, leur dosage en UFC, les autres ingrédients et les conditions de conservation constitue un indicateur de transparence. L’humidité, la température et le conditionnement peuvent altérer le complément alimentaire et réduire la viabilité des micro-organismes. Il est donc important de vérifier les conseils de conservation (réfrigération, température ambiante, protection contre la lumière) ainsi que la date de péremption.

Certaines formes, comme les gélules gastro-résistantes, sont conçues pour protéger les micro-organismes de l’acidité de l’estomac. D’autres compléments associent des probiotiques à des prébiotiques, ce qui peut être pertinent selon les souches utilisées, mais ne suffit pas toujours à prouver l’efficacité globale du produit.

En résumé, un « bon » probiotique se juge par la précision de son étiquetage et la solidité de ses études scientifiques, plutôt que par le nombre de milliards d’UFC affichés.

Article réalisé en partenariat avec greenwhey

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