Professionnels ou volontaires : combien touchent les pompiers pour sauver des vies et lutter contre les flammes ?
Dans la nuit de lundi à mardi, deux sapeurs-pompiers professionnels ont perdu la vie en tentant d’éteindre un incendie à Mérignac, près de Bordeaux. Cet événement tragique a ravivé la colère de la communauté des soldats du feu face à la multiplication des incendies en France cet été et aux conditions de travail difficiles qu’ils rencontrent. Les pompiers dénoncent depuis longtemps le manque de moyens et d’effectifs pour répondre aux interventions qui ne cessent d’augmenter.
La rémunération des sapeurs-pompiers varie considérablement selon leur statut, leur grade et leur ancienneté. Les 44.000 sapeurs-pompiers professionnels voient leur salaire déterminé par une grille indiciaire de la fonction publique territoriale. Un caporal, premier grade, perçoit un salaire brut mensuel qui débute à 1.806 euros et peut atteindre 2.092 euros au dernier échelon. Pour un sergent, la fourchette se situe entre 1.821 et 2.370 euros, tandis qu’un adjudant gagne entre 1.880 et 2.450 euros bruts. Les officiers supérieurs, comme les capitaines, commandants et colonels, ont des salaires nettement plus élevés, allant de 2.100 euros à 5.000 euros bruts mensuels, selon le grade.
En ce qui concerne les sapeurs-pompiers volontaires, qui sont environ 200.000 en France, leur situation est différente. Ils ne reçoivent pas de salaire, mais une indemnisation. Depuis un arrêté du 17 novembre 2025, le taux horaire de base pour les interventions est de 8,71 euros pour un sapeur, jusqu’à 13,11 euros pour un officier. Les indemnisations peuvent varier selon les services départementaux d’incendie et de secours.
Bien que l’argent ne soit pas la motivation première pour beaucoup de ces volontaires, certains peuvent ainsi gagner plusieurs centaines d’euros par mois. Bruno Ménard, secrétaire général du syndicat des sapeurs-pompiers volontaires de France, a indiqué que certains pouvaient toucher jusqu’à 800 euros certains mois, bien qu’il ait précisé que sa motivation n’était pas financière.
Cette situation soulève des questions sur les conditions de travail et la reconnaissance du rôle essentiel des pompiers dans la protection des vies et des biens en France.
Source : 20 Minutes