Est de la RDC : les combats aggravent une crise humanitaire déjà considérable
Dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les affrontements militaires intensifient une crise humanitaire déjà alarmante. Les combats s’étendent du sud-ouest de Masisi aux hauts plateaux de Fizi, touchant des zones déjà marquées par de nombreux déplacements de populations. Dans une communication récente, le mouvement AFC/M23 a accusé l’armée d’avoir bombardé Minembwe, tandis que les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) affirment avoir conservé Mulima et repris plusieurs positions dans la région. Ces déclarations contradictoires n’ont pas été vérifiées de manière indépendante.
Le premier secteur touché est le sud-ouest de Masisi et l’axe menant vers Walikale. En juillet dernier, trois alertes de déplacement avaient déjà été signalées, affectant plus de 335 000 personnes dans la zone sanitaire de Masisi. Pinga, dans le territoire de Walikale, est également classée parmi les zones humanitaires critiques. La pression militaire s’y déplace après les prises de Humura et Kazinga par l’AFC/M23, forçant des familles ayant déjà fui Masisi vers Walikale à se déplacer à nouveau.
Concernant les hauts plateaux du Sud-Kivu, à Minembwe, les combats du 8 septembre ont déjà entraîné des déplacements touchant plus de 33 000 personnes en juillet. Le déficit de réponse humanitaire dans cette zone atteint 96 %, et la situation continue de se détériorer. Dans la région voisine de Fizi, quatre alertes signalent plus de 31 000 personnes affectées, avec un déficit d’assistance évalué à 99 %, un chiffre alarmant qui ne prend pas encore en compte les conséquences des récents affrontements.
Ces informations soulignent que les combats actuels frappent des territoires où des dizaines de milliers de déplacés souffrent déjà d’un manque d’assistance presque total.
Source : RFI

