Collisions galactiques : des chercheurs de la NASA analysent leurs effets sur la formation d’étoiles.

Au cœur des collisions galactiques

markdown

Au cœur des collisions galactiques

Dans environ 5 milliards d’années, la Voie lactée et la galaxie d’Andromède entreront en collision, attirées l’une vers l’autre par les forces gravitationnelles. Ce phénomène entraînera la destruction de leurs structures spiralées, qui existent depuis près de 10 milliards d’années. Les étoiles seront arrachées de leurs orbites, créant des queues spectaculaires, tandis que le gaz et la poussière se précipiteront vers les centres galactiques.

Cette fusion des deux galaxies entraînera une formation d’étoiles environ cent fois plus rapide qu’aujourd’hui. Les deux trous noirs supermassifs au centre de chaque galaxie, actuellement inactifs, deviendront actifs, émettant des tempêtes de particules et de rayonnement qui surpasseront la lumière des étoiles. Environ 100 millions d’années après la collision, ces trous noirs fusionneront, émettant de puissantes ondes gravitationnelles à travers l’Univers.

Bien que ce processus soit souvent qualifié de « collision », il ne s’agit pas d’une collision au sens strict, car les galaxies sont principalement composées de vide. Les étoiles de la Voie lactée sont, en moyenne, séparées par cinq années-lumière, ce qui signifie que la plupart passeront à proximité les unes des autres sans entrer en contact.

Les fusions de galaxies sont un sujet d’étude fascinant, permettant de mieux comprendre l’avenir de notre propre galaxie ainsi que l’histoire de l’Univers. Les simulations suggèrent que la Voie lactée a subi jusqu’à cinq fusions majeures au cours des 10 derniers milliards d’années.

Jusqu’à récemment, les astronomes ne disposaient pas des outils nécessaires pour observer ces phénomènes, souvent cachés dans des nuages de poussière. Grâce à des télescopes modernes, les scientifiques commencent à répondre à des questions cruciales concernant la naissance des étoiles dans le chaos des collisions galactiques.

Les recherches menées dans ce domaine continuent d’évoluer, et l’arrivée de nouveaux instruments comme le télescope spatial James-Webb, lancé en décembre 2021, promet d’élargir notre compréhension des fusions galactiques. Ce télescope, avec une sensibilité et une résolution supérieures, permettra d’explorer les régions de formation d’étoiles et d’étudier les trous noirs supermassifs en accrétion active.

Ces avancées offriront des éclaircissements sur la manière dont les galaxies naissent et évoluent, tout en éclairant le destin de la Voie lactée lors de sa rencontre future avec Andromède.

Source : Pour la Science

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *