Un collégien de 12 ans soupçonné d’agression sexuelle sur une enseignante à Nantes
Nantes, 4 septembre 2026 – Un collégien de 12 ans est sous le coup d’une enquête pour agression sexuelle à l’encontre d’une enseignante, survenue le 22 juin dernier au collège La Durantière à Nantes. Le parquet de Nantes a indiqué qu’une expertise pédopsychiatrique est en cours pour déterminer la responsabilité pénale du jeune.
D’après les informations fournies par le parquet, l’élève était seul avec sa professeure dans une classe lorsqu’il lui a proposé un massage qu’elle a refusé. Il a alors, selon le parquet, « par l’arrière, placé les mains sur les seins de l’enseignante », puis lui a passé les bras autour du cou et a mis sa tête contre le bureau. L’enseignante a crié, ce qui a mis fin à l’agression. Suite à cet incident, elle a reçu dix jours d’arrêt de travail.
Né en janvier 2014, le collégien n’ayant pas atteint l’âge de 13 ans au moment des faits, il a été entendu sous le régime de la retenue, la garde à vue n’étant pas applicable à son âge. Le parquet a noté que « les faits ont été reconnus dans leur matérialité », tout en décrivant le jeune comme « extrêmement fragile ».
Le Code de la justice pénale des mineurs établit une présomption de non-discernement pour les mineurs de moins de 13 ans. L’expertise en cours vise à évaluer le discernement du jeune au moment des faits. Selon les résultats de cette évaluation, des poursuites pénales pourront être engagées si le jeune est jugé pénalement responsable. Dans le cas contraire, une me d’assistance éducative pourrait être ordonnée.
L’incident a également suscité des réactions au sein de la communauté éducative. Les enseignants du collège, qui compte 350 élèves et se situe dans un quartier sensible, ont menacé de faire grève si des moyens supplémentaires ne sont pas alloués à l’établissement. Ils réclament depuis 2019 son classement en Réseau d’éducation prioritaire renforcée (REP+). Après l’agression, ils ont réitéré leur demande dans un courrier adressé au ministère de l’Éducation nationale, sans avoir reçu de réponse jusqu’à présent. Ils ont donné une semaine au ministère pour réagir avant d’envisager une grève.
Source : Agence Radio France

