Le collège/lycée Belsunce menacé d’expulsion par le diocèse de Marseille

Le diocèse de Marseille souhaite récupérer les locaux occupés par le collège/lycée Belsunce, un établissement privé situé dans le 2e arrondissement de Marseille, qui accueille 230 élèves. Huit ans après le début d’un conflit, l’Association Éducation Populaire Belsunce (AEPB), qui gère cet établissement, refuse de s’acquitter d’un loyer qu’elle juge excessif.

Dominique Astic, directrice du collège/lycée Belsunce, reçoit de nombreux appels de parents d’élèves inquiets concernant la rentrée scolaire. Le diocèse, propriétaire des locaux via l’association Hirondelle, a demandé l’expulsion de l’établissement pour y implanter un projet social et des activités de la paroisse Saint-Lazare. La justice a récemment donné raison au diocèse, et l’établissement a reçu un commandement de quitter les lieux, avec une date limite fixée au 6 août.

François Anglade, président de l’AEPB, a exprimé son désarroi face à cette situation : « Nous n’avons pas trouvé d’autres locaux pour pouvoir éventuellement déménager l’établissement tout en restant, le rectorat nous l’impose, dans le même secteur. » Depuis 2018, le diocèse exige un loyer de 67 000 euros, un montant que l’association considère trop élevé. Un expert mandaté a évalué le loyer à 37 200 euros.

L’AEPB a déjà été condamnée à verser 170 000 euros d’indemnités d’occupation, montant qu’elle a réglé. Le diocèse a affirmé que l’AEPB avait bénéficié d’un commodat, sans payer de loyer pendant une longue période, et a souligné les difficultés financières de la paroisse propriétaire.

À l’approche de la rentrée, le collège/lycée Belsunce espère accueillir ses élèves dans de bonnes conditions, avec cinq nouveaux enseignants prévus. L’établissement se distingue par son accessibilité financière, accueillant 85 % de boursiers et 33 % de familles monoparentales, avec des frais de scolarité annuels d’environ 600 euros.

Les dirigeants de l’AEPB n’ont pas abandonné l’idée de rester dans les locaux. Après un rejet de leur appel contre l’expulsion, ils ont demandé un sursis à exécution, dont l’audience est prévue pour le 17 septembre.

Source : La Provence

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