Colère des agriculteurs après l’arrestation de trois éleveurs soupçonnés de braconnage de loups
Après l’arrestation de trois éleveurs présumés responsables de la mort illégale de neuf loups, près de 200 personnes se sont rassemblées le mercredi 5 août devant la préfecture des Hautes-Alpes, à Gap. Ce rassemblement, organisé par la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (Fdsea 05) et des Jeunes agriculteurs, vise à soutenir les inculpés et à exprimer la colère de la profession agricole.
Les trois individus, interpellés le 28 juillet, ont été placés en garde à vue et sont désormais sous contrôle judiciaire en attente d’un procès prévu devant le tribunal correctionnel de Gap en janvier 2027. Les agriculteurs, brandissant des banderoles telles que « Prédation, un mensonge d’État », ont utilisé des canons à gaz pour faire entendre leur mécontentement lors de cette manifestation.
Ces tirs de protection sont couramment utilisés par certains éleveurs pour éloigner les loups. Norbert Grivel, vice-président de la Coordination rurale 05, a déclaré que cette autodéfense est essentielle pour protéger leurs revenus et leurs animaux, ainsi que pour garantir la tranquillité de leurs familles.
Les éleveurs demandent également une transparence sur le comptage des loups. Christel Gagliardo, présidente de la Fdsea 05, a insisté sur le fait que sans une régulation efficace de la population lupine, la situation demeurera bloquée. Elle a affirmé : « Ce n’est pas nous le problème, le problème c’est le loup ! »
En février, le plafond légal d’abattage de loups a été augmenté de 19 à 21 %, mais les syndicats réclament des mes plus significatives. Thomas Raso, coporte-parole de la Confédération paysanne 05, a souligné que les départements où les loups sont en expansion doivent également bénéficier de tirs de défense.
Depuis le début de l’année, la préfecture des Hautes-Alpes a autorisé 179 tirs de défense, entraînant la mort de 14 loups. En 2025, 20 loups avaient déjà été abattus par des lieutenants de louveterie. Les associations de protection de l’environnement soutiennent que ces mes sont nécessaires pour préserver cette espèce protégée, qui joue un rôle crucial dans l’équilibre écologique.
Source : France 3 Provence-Alpes



