La famille Narjissi a exprimé sa colère et son incompréhension suite à l’avis rendu par le comité fédéral d’éthique et de déontologie de la Fédération française de rugby (FFR) concernant la disparition de leur fils, Medhi Narjissi, survenue le 7 août 2024 en Afrique du Sud. (lequipe.fr)
Medhi Narjissi, joueur de l’équipe de France des moins de 18 ans, a disparu en mer lors d’une séance de récupération sur une plage dangereuse en Afrique du Sud. La famille a sollicité le comité d’éthique de la FFR pour enquêter sur les circonstances de ce drame et déterminer les responsabilités éventuelles au sein de la fédération.
Dans son avis rendu le 9 décembre 2025, le comité d’éthique a estimé que les manquements identifiés ne justifiaient pas la saisine d’un organe disciplinaire. Il a évoqué un contexte complexe, marqué par la transition de l’équipe dirigeante et d’autres affaires en cours, suggérant que ces éléments avaient pu influencer la situation. (lequipe.fr)
La famille Narjissi a vivement réagi à cet avis, le qualifiant de « bouclier institutionnel » destiné à protéger les membres de la FFR. Elle a exprimé sa profonde incompréhension face à une décision qu’elle considère comme une tentative de dissimulation des responsabilités. Dans un communiqué, elle a souligné que l’avis rendu ressemblait davantage à un bouclier institutionnel pour les dirigeants de la FFR qu’à une volonté de rechercher la vérité sur les causes de la mort de Medhi. (lequipe.fr)
En réponse à cette situation, la famille a demandé à la juge d’instruction en charge de l’affaire, Agnès Navarro, d’étendre l’enquête et de mettre en examen Florian Grill, président de la FFR, en tant que personne physique représentant la personne morale. Cette démarche vise à établir les responsabilités au sein de la fédération et à obtenir justice pour leur fils. (lequipe.fr)
Par ailleurs, le préparateur physique Robin Ladauge a été révoqué de la fonction publique, et le manager Stéphane Cambos a été suspendu pour deux ans, dont un an ferme, suite à leur implication dans l’organisation de la séance de récupération ayant conduit à la disparition de Medhi. (leparisien.fr)
La famille Narjissi continue de se battre pour que la vérité éclate et que justice soit rendue, espérant que la justice pénale saura sanctionner les auteurs et complices de la mort de Medhi.

