Colère à Notre-Dame-des-Landes contre un nouveau projet de l’État menaçant la zone.

« Ils nous ont déjà fait le coup »… La colère monte à Notre-Dame-des-Landes menacée par un nouveau projet de l’Etat

La colère monte à Notre-Dame-des-Landes face à un nouveau projet de l’État

La tension est palpable à Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique, où les habitants s’opposent à un nouveau projet gouvernemental. Plus de huit ans après l’abandon du projet d’aéroport, l’État a annoncé l’utilisation d’une partie de la zone pour compenser la destruction d’une des dernières forêts urbaines du nord de Nantes. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la construction d’un centre de rétention administrative (CRA) au nord de la ville.

Le préfet de Loire-Atlantique a délivré, le 1er septembre, l’autorisation environnementale pour ce projet, après avoir accordé le permis de construire. Plusieurs sites seront mobilisés pour des « mes de compensation et/ou d’accompagnement », incluant des parcelles du lieu-dit La Freusière à Notre-Dame-des-Landes.

Des membres de la coordination Colère CRA, comme Benjamin Cuena, dénoncent cette décision, affirmant que ces terres, préservées du béton après de nombreuses luttes, sont désormais menacées. Les opposants estiment que le terme de compensation est trompeur, soulignant que les parcelles concernées sont cultivées de manière raisonnée et qu’aucune me supplémentaire n’est prévue par le gouvernement.

Le préfet justifie les actions à venir par la nécessité de renaturer des secteurs actuellement dégradés. Il évoque des mes telles que la désartificialisation des sols et le renforcement des haies, mais ces arguments ne convainquent pas les habitants. Benjamin Cuena remet en question la possibilité de compenser la destruction d’un îlot de fraîcheur par des réhabilitations à plusieurs dizaines de kilomètres.

Le projet de CRA a été présenté par Gérald Darmanin en 2022 et devrait devenir la plus grande structure de ce type dans l’Ouest. Pour s’opposer à cette initiative, un rassemblement a eu lieu devant la préfecture, et les habitants de la ZAD prévoient un semis collectif le 10 octobre sur les parcelles visées par le projet de compensation, visant à porter un message politique et agricole fort.

Source : 20 Minutes.

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