Coiffure et esthétique : la FGTA-FO revendique une véritable reconnaissance des qualifications
Dans le secteur de la coiffure, les salaires avaient été revalorisés de 2,3 % en mars dernier, après une année de négociations difficiles. Cependant, avec l’augmentation du Smic de 2,4 % au 1er juin, les premiers niveaux de la grille salariale sont de nouveau en dessous du salaire minimum. Les trois échelons du premier niveau se situent entre 1 843 et 1 845 euros brut mensuels, tandis que le premier échelon du niveau 2 est fixé à 1 869 euros, pour un Smic à 1 867,02 euros.
FO a demandé la réouverture des négociations dans l’esthétique
Stéphanie Prat-Eymeric, secrétaire fédérale chargée du secteur à la FGTA-FO, souligne la nécessité d’une entente entre les syndicats représentatifs pour obtenir des augmentations significatives et maintenir les écarts entre les échelons. Elle espère une hausse d’au moins 4 %. Ce sujet devait être discuté le 16 juin en commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation (CPPNI).
Dans le domaine de l’esthétique, le dialogue social est relativement serein. Les salaires ont été revalorisés au 1er juin, mais sont déjà rattrapés par le Smic pour les deux premiers coefficients de la grille. La FGTA-FO a demandé la réouverture des négociations salariales, revendiquant une augmentation de 3,5 %. Prat-Eymeric précise qu’une telle augmentation permettrait de garantir une véritable reconnaissance des qualifications et des métiers, soulignant qu’il existe un écart de seulement 13 euros entre le premier niveau, à 1 848 euros, et le deuxième, à 1 861 euros. Les employeurs, qui ont manifesté leur volonté de négocier, doivent faire un retour sur cette proposition lors de la prochaine CPPNI, prévue le 30 juin.
Source : FGTA-FO
