Coca-Cola et Orangina soutiennent le projet de consigne pour le recyclage des bouteilles plastiques
Le Syndicat des boissons sans alcool (SBSA), qui inclut des membres tels que Coca-Cola, Orangina, PepsiCo, Red Bull, Tropicana, Lorina et Nestlé Waters, a déclaré le 30 juin à l’AFP son soutien au projet gouvernemental de consigne pour le recyclage des bouteilles plastiques. Ce soutien intervient dans un contexte où le gouvernement, sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, relance une initiative visant à améliorer le recyclage des plastiques.
Inès Boulant, directrice générale du SBSA, a souligné l’engagement des entreprises dans la « démarche de coconstruction » de cette consigne, qui fait l’objet de critiques de la part de plusieurs élus locaux et d’associations environnementales. Ces dernières, qui avaient déjà exprimé leurs préoccupations en 2023, dénoncent le projet comme étant un exemple de « greenwashing ». Elles contestent l’utilisation du terme « consigne », arguant que le projet ne prévoit pas le réemploi des bouteilles collectées, mais leur recyclage, une méthode jugée moins favorable sur le plan environnemental.
Le vice-président de l’association des maires de France, Jean-François Vigier, a averti que les élus locaux étaient prêts à s’opposer fermement à ce projet. Ils craignent que la mise en œuvre de cette consigne ne transfère 400 millions d’euros de recettes liées à la revente des matériaux recyclés aux grands industriels. Les élus ont également menacé de suspendre le paiement de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) si le gouvernement persiste dans son projet.
Actuellement, le taux de collecte et de recyclage des bouteilles en plastique n’est que de 58,4 %, alors que l’objectif fixé est de 90 %. Le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a exprimé sa déception face à l’absence de dialogue de la part des associations d’élus et a réaffirmé que la mise en œuvre de la consigne pour recyclage serait obligatoire à partir du 1er janvier 2029 si les objectifs de recyclage ne sont pas atteints.
Un décret sur cette question est attendu pour mars 2027, et la mise en place du dispositif devrait coûter environ 1 milliard d’euros aux entreprises concernées, un coût qui pourrait être répercuté sur les consommateurs.
Source : AFP
