Climatisation dans les lycées : la Région Auvergne-Rhône-Alpes répond aux critiques sur son plan à 10 millions d’euros
La Région Auvergne-Rhône-Alpes a réagi aux critiques concernant son plan de climatisation, annoncé début juillet, en qualifiant les controverses d’« artificielles ». Dans un communiqué diffusé ce vendredi, l’exécutif régional a mis en avant ce qu’il considère comme des « amalgames » et des « informations inexactes » dans les reproches formulés.
Le plan de climatisation, d’un budget total de 10 millions d’euros, ne doit pas être confondu avec les mes d’urgence mises en œuvre durant l’épisode caniculaire de cet été. Selon la Région, 120 climatiseurs mobiles ont été acquis en urgence pour un coût total inférieur à 60 000 euros, soit environ 350 euros par appareil, auprès d’un distributeur lyonnais, dans un contexte de pénurie de matériel en France et en Europe.
Cette opération a été réalisée dans le cadre d’une procédure simplifiée, conformément au Code de la commande publique, compte tenu du montant engagé.
Concernant l’enveloppe de 1,5 million d’euros prévue pour la prochaine phase du plan, la Région précise qu’il s’agit d’un plafond budgétaire et non du coût unitaire des futurs équipements. L’objectif est de constituer un stock d’environ 1 500 climatiseurs, adaptés à des surfaces d’environ 50 mètres carrés, avec des appareils plus performants que ceux acquis en urgence. La collectivité insiste sur le fait qu’allouer 1,5 million d’euros pour constituer un stock stratégique ne signifie pas que la Région paiera 1 000 euros par appareil.
Aucun marché public n’a encore été attribué pour cette seconde phase, et un appel d’offres sera lancé pour obtenir les meilleures conditions tarifaires, avec une invitation faite aux entreprises d’Auvergne-Rhône-Alpes à candidater.
Le président de la Région, Fabrice Pannekoucke, a défendu la stratégie de l’exécutif face à la multiplication des épisodes caniculaires, affirmant que la responsabilité de la Région est d’agir rapidement pour protéger les élèves, les enseignants et les usagers. Il a également exprimé son regret face à ceux qui préfèrent « alimenter des polémiques » plutôt que de reconnaître la nécessité de ces mes d’urgence.
Source : Lyon Mag
