En mars 2026, le climat des affaires reste maussade
En mars 2026, l’indicateur synthétique du climat des affaires en France demeure stable à 97 (après arrondi), sous son niveau moyen de 100, un seuil qu’il n’a pas atteint depuis deux ans. L’indicateur du climat de l’emploi, quant à lui, gagne un point, mais reste également en deçà de sa moyenne de longue période.
La situation se dégrade dans le commerce de gros et l’industrie, tandis qu’elle reste stable dans les services. En revanche, des signes d’amélioration sont observés dans le bâtiment et le commerce de détail.
Le climat des affaires dans le commerce de gros a subi une nette détérioration, perdant cinq points pour atteindre 95, quittant ainsi sa moyenne de longue période. Cette chute est principalement due à une baisse des soldes d’opinion relatifs aux ventes passées, y compris à l’étranger. Dans l’industrie, l’indicateur synthétique a également diminué de trois points, s’élevant à 99. Les soldes d’opinion concernant la production passée et les carnets de commandes, tant globaux qu’étrangers, se sont affaiblis, notamment dans le secteur des « autres matériels de transport ».
Dans le secteur des services, l’indicateur reste stable à 96, en dessous de sa moyenne de longue période depuis novembre 2024. Le climat des affaires y est particulièrement morose dans les services aux entreprises. À l’inverse, le bâtiment a enregistré une légère amélioration, l’indicateur synthétique grimpant à 97, bien qu’il demeure en dessous de la moyenne à long terme. Les entrepreneurs du bâtiment signalent une opinion stable sur leur activité passée, avec une légère amélioration des carnets de commandes.
Le commerce de détail et la réparation d’automobiles affichent un léger rebond, atteignant un indicateur synthétique de 99, soit une augmentation d’un point, se rapprochant ainsi de la moyenne de longue période. Cette amélioration est principalement attribuée à une hausse des soldes relatifs aux intentions de commandes.
Concernant le climat de l’emploi, l’indicateur a rebondi à 94, gagnant un point, bien que restant sous sa moyenne de longue période. Cette hausse est en grande partie due à l’amélioration des soldes sur les effectifs prévus dans les services, y compris l’intérim.
Il est à noter que l’indicateur du climat des affaires dans les services a été révisé à la hausse d’un point, tandis que celui du bâtiment a été ajusté à la baisse d’un point, en raison de l’intégration de réponses tardives d’entreprises. Les autres indicateurs synthétiques de climat ne subissent pas de révisions.
Source : INSEE.
