Choses que je croyais perdues : Clémentine Mélois explore la mémoire des objets

Publié le 20/08/2026 à 06:00

Dans son nouveau roman, Choses que je croyais perdues, l’écrivaine et plasticienne Clémentine Mélois aborde la thématique de la rupture amoureuse à travers le prisme des objets du quotidien. Le livre, qui sort en librairie aujourd’hui, propose une réflexion sur la mémoire et le passé.

L’histoire suit Émilie, une jeune trentenaire fraîchement séparée, qui doit emballer ses affaires avant de déménager. Pendant deux jours et une nuit, elle se remémore sa vie avec son ex-compagnon, Tristan, à travers des objets qui évoquent des souvenirs. Le récit commence avec un verre à moutarde « Musclor », brisé par Émilie, symbole d’une époque où tout semblait encore aller bien entre eux.

Chaque objet, qu’il s’agisse d’une assiette héritée de sa grand-mère ou d’un vêtement porté lors d’un moment marquant, libère des histoires et des souvenirs. Au fil des pages, Émilie interroge la nature de sa relation avec Tristan, réalisant que leurs attentes et aspirations étaient fondamentalement différentes.

Mélangeant tendresse et mélancolie, Mélois utilise une plume vive pour traiter de la nostalgie et de la perte sans tomber dans le pathos. Le roman se distingue par des éléments visuels, comme des coupures de journaux et des photos légendées, qui ponctuent le texte et enrichissent l’expérience de lecture.

Ce court roman s’inscrit dans la continuité de l’œuvre de Mélois, qui cherche toujours à explorer de nouvelles formes narratives. Avec Choses que je croyais perdues, elle rend hommage à la puissance des histoires que chaque objet peut raconter.

Choses que je croyais perdues de Clémentine Mélois, L’Arbalète, Gallimard, 208 pages, 19 euros.

Source : Franceinfo

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