Claude Mythos a attaqué le chiffrement AES dont toute votre vie numérique dépend, mais ce n’est pas (encore) la fin du monde

Claude Mythos remet en question la sécurité du chiffrement AES, mais la menace reste limitée

Claude Mythos, l’intelligence artificielle spécialisée en cybersécurité développée par Anthropic, a récemment démontré sa capacité à identifier des vulnérabilités au sein des algorithmes de chiffrement, en particulier l’AES (Advanced Encryption Standard), un standard de sécurité largement utilisé pour protéger les données numériques. Dans un communiqué publié cette semaine, Anthropic a annoncé que Mythos avait trouvé une méthode d’attaque contre une version simplifiée de l’AES, connue sous le nom d’AES à « nombre de tours réduit ».

Contexte factuel

L’AES est le chiffrement symétrique le plus utilisé au monde, servant de fondement à la sécurité de nombreuses applications numériques. Malgré les inquiétudes suscitées par cette découverte, Anthropic a tenu à rasr le public. La version d’AES attaquée est une version simplifiée, qui n’est pas déployée dans des systèmes de production. Les chercheurs ont précisé que cette attaque permet de mieux comprendre les techniques d’attaque potentielles, sans pour autant compromettre la sécurité des systèmes actuels.

Données ou statistiques

Selon les chercheurs d’Anthropic, Claude Mythos a réussi à contourner cette version réduite de l’AES de 200 à 800 fois plus rapidement que les précédentes méthodes d’attaque. En outre, l’IA a également affaibli un système de signature numérique nommé HAWK, conçu pour résister aux menaces des ordinateurs quantiques. Cette découverte n’affecte pas la sécurité des données, car HAWK n’est pas encore déployé sur des systèmes utilisés par le grand public.

Conséquence directe

Bien que ces avancées de recherche soient significatives, elles ne représentent pas une menace immédiate pour la sécurité des données des utilisateurs. Les résultats obtenus par Claude Mythos sont principalement destinés à renforcer la compréhension des faiblesses potentielles dans les systèmes de chiffrement, contribuant ainsi à l’amélioration continue de la cybersécurité.

Source : Anthropic.

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