Claude Mythos découvre deux failles dans des algorithmes de chiffrement
Claude Mythos, l’intelligence artificielle développée par Anthropic, a récemment mis au jour deux failles mathématiques inédites dans des algorithmes de chiffrement, une première qui pourrait remettre en question des fondations mathématiques considérées comme inébranlables. Ces découvertes marquent une avancée significative dans la capacité des IA à détecter des vulnérabilités dans des systèmes de sécurité complexes.
Dans le cadre de son projet Glasswing, Claude a été déployé sur plusieurs infrastructures, y compris celles de la National Security Agency (NSA). Cette IA a déjà permis d’identifier plus de 10 000 vulnérabilités, dont une faille de sécurité vieille de 29 ans dans le serveur proxy Squid et une autre dans le système OpenBSD.
La première vulnérabilité concerne HAWK, un schéma de signature numérique candidat au statut de protocole post-quantique. Claude a identifié une faiblesse dans le protocole, permettant potentiellement de deviner plus facilement la clé secrète utilisée pour le chiffrement. En théorie, cette brèche pourrait être exploitée par des ordinateurs puissants pour compromettre la sécurité de HAWK. Pour remédier à cette faille, il serait nécessaire de doubler la taille des clés, ce qui diminuerait l’efficacité du système.
La seconde faille a été décelée dans l’Advanced Encryption Standard (AES), l’algorithme de chiffrement le plus utilisé au monde. Bien que Claude ait d’abord jugé la tâche trop complexe, il a finalement développé une méthode d’attaque, nommée Möbius Bridge, qui permettrait de compromettre la sécurité de la version réduite de l’AES plus rapidement qu’auparavant. Anthropic a précisé que cette vulnérabilité ne représente pas un risque immédiat pour les systèmes en production, mais elle pourrait théoriquement mettre en danger les données de milliards d’utilisateurs.
Le coût de découverte de chacune de ces failles a été estimé à environ 100 000 dollars en frais de calcul. Anthropic a suivi un processus de divulgation responsable, collaborant avec les concepteurs des algorithmes et des responsables gouvernementaux avant de rendre publiques ses découvertes.
Ces avancées soulignent la capacité croissante des intelligences artificielles à détecter des failles dans des conceptions cryptographiques qui avaient échappé aux chercheurs pendant des années, et mettent en exergue la nécessité d’examiner en profondeur les systèmes modernes de sécurité.
Source : 01net
