À Dijon, énième coup dur pour la Cité de la Gastronomie : le Village gastronomique placé en redressement judiciaire
On apprend en cette fin août l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire concernant les sept commerces composant le Village gastronomique de Dijon. Pour autant, la Cité de la Gastronomie reste ouverte.
C’est un nouveau coup dur pour la Cité de la Gastronomie. Ce lundi, nous apprenons l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire visant depuis le 25 août le Village de la Cité, également connu sous le nom de Village gastronomique. Cette information a été rendue publique par le groupe d’opposition de droite « Agir pour Dijon » via un communiqué de presse.
Contactés, ni la ville de Dijon, ni Pierre Guez, directeur du Village de la Cité, n’ont souhaité s’exprimer pour l’heure à ce sujet.
Ce redressement judiciaire concerne uniquement les commerces du Village de la Cité. Sept boutiques sont touchées :
- La poissonnerie l’Ecaille et la boucherie le Billot, qui étaient déjà fermées
- Le Manège à moutardes
- La fromagerie La Planche
- La Cuisine expérientielle
- La pâtisserie-salon de thé la Gloriette
- Le restaurant Meurette et Persillé
À l’exception de l’Ecaille et le Billot, les cinq autres commerces du Village de la Cité restent ouverts et fonctionnent normalement, le placement en redressement judiciaire ne prévoyant pas de fermeture pour l’heure.
La Cité de la Gastronomie abrite également d’autres boutiques indépendantes, qui continuent de fonctionner normalement sans être concernées par le redressement judiciaire : le bar Bamagotchi, la Librairie Gourmande, la boulangerie le Moulin, le cinéma Pathé et l’école des vins.
Inaugurée en mai 2022 après un chantier de 250 millions d’euros, la Cité de la Gastronomie visait un million de visiteurs annuels, un objectif qui n’a jamais été atteint. En 2023, l’ex-maire de Dijon, François Rebsamen, évoquait « 850 000 visiteurs sur l’ensemble du site ». Ce chiffre est en réalité obtenu par des caméras installées aux entrées, comptabilisant tous les passants, y compris ceux qui traversent le village sans s’arrêter.
Depuis son ouverture, la Cité a fait face à des critiques concernant son manque de fréquentation et des tarifs jugés trop élevés, notamment ceux du cinéma, qui a réalisé deux fois moins d’entrées que prévu la première année. La politique tarifaire a depuis été revue.
Un autre problème majeur est la non-ouverture de l’hôtel de luxe prévu dans les bâtiments de l’ancien hôpital général de Dijon. Après la pose de la première pierre en 2021 et l’achèvement des extérieurs, l’avenir de l’hôtel a été mis en pause en novembre 2023 en raison de la faillite du groupe Naos, porteur de projet.
La situation semble préoccupante pour la Cité de la Gastronomie, qui continue d’essuyer des revers depuis son ouverture.
Source : France 3 Régions

