Cinq chercheurs des laboratoires alpins du CNRS obtiennent des bourses ERC Starting Grants
Les laboratoires alpins se distinguent dans l’édition 2026 des ERC Starting Grants. Cinq chercheurs et chercheuses de la délégation Alpes du CNRS ont été sélectionnés pour ces financements attribués par le Conseil européen de la recherche aux scientifiques en début de carrière. Ils représentent cinq des 19 projets retenus cette année au CNRS.
Les ERC Starting Grants s’adressent aux chercheurs ayant obtenu leur doctorat entre deux et sept ans auparavant. Les projets sélectionnés peuvent bénéficier d’un financement allant jusqu’à 1,5 million d’euros sur cinq ans, destiné à soutenir des recherches exploratoires.
La concurrence pour ces bourses est intense : selon les données du CNRS, 4 807 projets ont été soumis à l’échelle européenne, dont 421 ont été retenus en 2026, ce qui correspond à un taux de réussite inférieur à 9 %.
Une grande partie des lauréats alpins travaille dans des laboratoires de l’écosystème scientifique grenoblois. Alexandra Colin, chargée de recherche au Laboratoire de physiologie cellulaire et végétale, a obtenu un financement pour le projet SHARETHEPOOL, qui étudie l’organisation simultanée de plusieurs structures dynamiques par les cellules.
Quentin Ficheux, de l’Institut Néel, se concentrera sur le projet TURQUOISE, qui propose une nouvelle approche pour la correction des erreurs quantiques, visant à développer un calcul quantique tolérant aux fautes.
Nicola Galvanetto, de l’Institut de biologie structurale, a été sélectionné pour le projet Interfaces, qui explore le comportement de certaines protéines à l’échelle moléculaire, contribuant ainsi à la compréhension des mécanismes d’agrégation des protéines.
Nicolas Scepi, post-doctorant à l’Université Grenoble Alpes, recevra une bourse pour le projet STORM, qui examine les vents de matière éjectés des disques autour des trous noirs et leur influence sur leur croissance et l’évolution des galaxies.
La cinquième lauréate, Ségolène Vandevelde, est chargée de recherche au laboratoire Environnements, dynamiques et territoires de la montagne. Son projet TARS vise à améliorer la reconstitution des rythmes d’occupation des sites préhistoriques grâce à l’étude des traces de feux conservées dans les concrétions calcaires des grottes et des abris.
Ces financements renforcent les moyens consacrés à divers champs de recherche fondamentale dans les Alpes, allant de la physique quantique à l’astrophysique, en passant par la biologie et l’étude des environnements préhistoriques.
Source : CNRS

