Chute des cours : le baril de pétrole retrouve son niveau d’avant la guerre en Iran
Après la signature d’un accord entre les États-Unis et l’Iran concernant la réouverture du détroit d’Ormuz, le prix du baril de pétrole Brent a chuté sous les 76 dollars. Cette baisse marque un point bas jamais atteint depuis le début de l’offensive américano-israélienne sur l’Iran.
À 16 heures à Paris, le baril de Brent se négociait à moins de 76 dollars, tandis que le WTI américain était tombé sous les 75 dollars le baril. Cette situation résulte de l’accord signé par Donald Trump, qui a permis la reprise des envois par le détroit stratégique, par lequel transitent 20 % des flux de pétrole mondiaux.
Un retour à la normale du trafic maritime qui prendra des mois
Les marchés financiers saluent cet accord, espérant une reprise rapide des expéditions de pétrole et de gaz. Toutefois, un retour complet à la normale des opérations de transport maritime pourrait prendre plusieurs mois. Selon les analystes de Saxo Bank, environ 100 millions de barils de pétrole brut et de produits raffinés sont déjà chargés sur des pétroliers, prêts à quitter le Golfe, tandis que les producteurs régionaux mettent en place des mes pour relancer la production.
La production iranienne devrait se redresser plus rapidement que celle des autres pays du Golfe, grâce à la levée du blocus naval, permettant ainsi une reprise rapide des exportations.
Le prix du carburant déjà en baisse en France
En France, les prix du carburant ont déjà commencé à diminuer. Maud Brégeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie, a affirmé que cette tendance devrait se poursuivre. Dans plusieurs stations, le prix du gazole est désormais inférieur à 2 euros le litre. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a néanmoins prévenu que le retour à des prix de carburant autour de 1,70 euro le litre prendra du temps en raison des incertitudes persistantes.
L’essence baisse aussi aux États-Unis
Aux États-Unis, le prix moyen de l’essence à la pompe a chuté sous le seuil des 4 dollars le gallon pour la première fois depuis la mi-avril. L’essence de base se négocie désormais à environ 3,999 dollars le gallon, après avoir atteint plus de 4,50 dollars suite aux tensions au Moyen-Orient.
Cette baisse des prix du pétrole pourrait avoir des répercussions significatives sur l’inflation, qui avait atteint un sommet en trois ans, affectant ainsi le climat économique à quelques mois des élections de mi-mandat.
Source : La Tribune.
