Harcèlement et suspicions de détournements de fonds publics : Christine Herzog conteste les accusations du Sénat, son avocat dénonce

Harcèlement et suspicions de détournements de fonds publics : Christine Herzog conteste les accusations du Sénat

Sanctionnée sévèrement par le Sénat, Christine Herzog conteste les accusations de harcèlement et de détournements de fonds publics. Alors qu’un signalement a été fait à la justice, l’avocat de la sénatrice estime que c’est « une excellente nouvelle » et dénonce « fermement » la procédure de sanction du Sénat.

Après dix jours de silence, la sénatrice de Moselle s’est exprimée sur les réseaux sociaux en promettant « l’heure de vérité ». Elle dénonce « une campagne de dénigrement qui porte atteinte à son honneur et à son engagement public ». Christine Herzog, rattachée au groupe Union centriste à la chambre haute, a été sanctionnée par le Sénat le 16 juillet 2026. Elle a reçu « une cen avec exclusion temporaire », étant exclue des séances publiques pendant quinze jours et privée d’indemnité pendant six mois, la plus lourde sanction prévue par le Sénat.

La sénatrice « conteste catégoriquement les accusations » portées contre elle. « Je n’ai pas détourné un centime d’argent public. Je n’ai jamais utilisé mon mandat pour m’enrichir personnellement », écrit-elle. Elle ajoute que « les accusations de harcèlement moral portées contre moi trouvent leur origine dans un différend salarial avec une collaboratrice, dont la version des faits est très différente de la mienne ».

Le Sénat l’accuse de harcèlement moral sur une collaboratrice et soupçonne un détournement de fonds publics. La procédure disciplinaire du Sénat indique aussi que la sénatrice « a laissé sciemment son compagnon exercer une autorité de fait sur ses collaborateurs parlementaires ». Contactée, la sénatrice n’a pas souhaité commenter davantage et renvoie vers son avocat, Olivier Couleau, qui as désormais l’ensemble de la communication dans ce dossier.

Gérard Larcher, le président (LR) du Sénat, a effectué un signalement au procureur de la République de Paris le 24 juillet. « Une non-information et une excellente nouvelle », a réagi Olivier Couleau. « C’est logique, à partir du moment où elle est sanctionnée et que cette sanction prend pour fondement des possibles infractions pénales, l’article 40 oblige celui qui en a connaissance à en informer le procureur. »

Le conseil de la sénatrice estime qu’une procédure pénale permettrait à Christine Herzog de se défendre équitablement. « La procédure de sanction du Sénat qui a été rendue publique est une folie, une procédure baroque en termes juridiques qui ne permet pas le droit d’appel et une véritable défense », dit Olivier Couleau.

Christine Herzog a indiqué avoir été la cible de menaces de mort et a déposé plainte. L’auteur a fait état de « décapitation » dans un message sur les réseaux sociaux. « Je ne céderai ni à la peur ni à l’intimidation », écrit la sénatrice. Elle promet d’engager « chaque fois que cela sera juridiquement justifié » des « procédures nécessaires » contre ceux qui la menaceront ou la diffameront.

En attendant les décisions du procureur de la République de Paris, Christine Herzog continue de contester les accusations qui pèsent sur elle.

Source : France 3 Régions

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