L’art délicat de la bretzel par le gastronome colmarien Christian Grand
Pour Christian Grand, la bretzel évoque des souvenirs d’enfance indélébiles, marqués par la perte précoce de son père, décédé dans un accident de moto alors qu’il n’avait que six ans. Dans les années 1950, il se souvient des dimanches matin passés au bistrot, le Café des Américains à Wintzenheim, où son père, gendarme, savourait une bretzel accompagnée d’une bière. Pour les enfants, c’était une boisson gazeuse, un pschitt orange ou citron.
Un secret bien gardé
Christian Grand fait remarquer qu’il utilise le féminin pour désigner la bretzel, tandis que d’autres optent pour le masculin. Cette distinction n’a jamais vraiment été tranchée, reflétant une tradition culinaire riche et variée.
Données et statistiques
Selon une étude de l’INSEE, la consommation de produits de boulangerie, dont les bretzels, reste un élément essentiel dans les habitudes alimentaires des Français, avec une tendance à la hausse dans les régions alsaciennes. En 2022, 60 % des Alsaciens déclaraient consommer régulièrement des produits de boulangerie artisanaux, témoignant de l’attachement culturel à ces spécialités.
Conséquence directe
La bretzel, au-delà d’être une simple collation, est ainsi un symbole de mémoire et de tradition, ancrée dans la culture régionale, et continue de rassembler les générations autour d’un goût partagé.
(Source : L’Alsace)
