Caisse Canicule : Le ministre du Travail oppose un refus à l’instauration d’un seuil de température

Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a exprimé son opposition à l’instauration d’un seuil de température maximum au-delà duquel le travail ne pourrait plus être effectué. Dans une interview accordée au Monde, il a affirmé : « On ne peut pas arrêter la France à partir de 30 °C. » Cette déclaration fait écho aux préoccupations croissantes liées aux températures extrêmes, mais le ministre reste sceptique quant à l’efficacité de telles mes.

Farandou a souligné que fixer une limite à 30 degrés Celsius « ne marche pas », car « on a tous connu une température l’été à 30°C ». Il a également mis en garde contre l’idée de fixer un seuil à 40 °C, arguant que cela pourrait légaliser le travail à des températures dangereuses.

L’Institut national de recherche et de sécurité au travail (INRS) recommande des seuils d’alerte, établissant qu’au-delà de 28 °C pour un travail physique et 30 °C pour une activité sédentaire, le travail peut devenir risqué. Au-delà de 33 °C, il pourrait même constituer un danger réel.

Concernant la proposition d’un congé climatique, comme cela a été mis en place en Espagne, Farandou a également exprimé des réserves. Selon lui, ce congé n’a pas été conçu pour faire face à la chaleur, mais pour permettre aux salariés d’accéder à leur travail après des catastrophes naturelles.

Caisse Intempéries : Une alternative à envisager

Jean-Pierre Farandou a suggéré que le secteur du bâtiment pourrait servir de modèle pour d’autres industries. En France, le BTP a instauré une caisse pour indemniser les salariés en cas d’arrêt de chantier, notamment en période de canicule. Il a proposé que d’autres secteurs s’inspirent de ce modèle pour créer leur propre « caisse canicule ».

Depuis 2024, le secteur du bâtiment a mis en place un système qui permet de bénéficier de cette caisse si l’arrêt de travail se produit entre le 1er juin et le 15 septembre dans un département en alerte canicule. Ce dispositif, actif depuis la fin des années 1940, permet aux salariés de bénéficier d’un chômage technique en cas d’intempéries, avec une partie des salaires financée par une caisse alimentée par les entreprises du secteur.

L’extension de ce système à d’autres secteurs pourrait être un sujet de discussion entre les partenaires sociaux.

Source : BFM TV, Le Monde

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