Chili : L’ultradroite présente un projet de loi pour restreindre l’accès à l’avortement
Au Chili, un projet de loi proposé par des parlementaires d’extrême droite vise à restreindre l’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Intitulé « Écoute son cœur », ce texte obligerait les femmes enceintes à écouter les battements cardiaques du fœtus avant de procéder à une IVG. Si elles choisissent de ne pas écouter ces battements, l’avortement leur serait refusé. Ce projet a suscité de vives critiques et des manifestations à travers le pays.
L’interruption volontaire de grossesse est déjà encadrée par une législation stricte au Chili, permettant l’avortement uniquement dans trois cas : lorsque la grossesse représente un danger pour la vie de la mère, lorsque le fœtus est non viable ou en cas de viol. Les manifestantes, dont certaines ont exprimé leur indignation, affirment que cette nouvelle loi est profondément violente et psychologiquement nuisible, notamment pour les femmes victimes de viol ou confrontées à des grossesses non viables.
Le gouvernement du président José Antonio Kast n’a pas encore pris position sur ce projet de loi. Toutefois, il provient de parlementaires encore plus à droite, qui cherchent à mener ce qu’ils qualifient de « bataille culturelle ». Des voix s’élèvent pour dénoncer une opportunité saisie par l’extrême droite, profitant d’une tendance conservatrice croissante en Amérique latine pour porter atteinte aux droits des femmes.
Source : RFI


