Chikungunya : une vingtaine de cas autochtones identifiés dans l’Hexagone
Au 17 août, « 3 épisodes de chikungunya totalisant 25 cas » ont été recensés en France métropolitaine, principalement dans le Tarn et en Gironde, selon un bilan hebdomadaire de Santé publique France. Parallèlement, quatre cas de dengue, correspondant à trois épisodes, ont été signalés dans le Tarn, l’Hérault et la Dordogne.
Ces chiffres demeurent largement inférieurs aux plus de 800 cas autochtones identifiés l’an dernier en métropole. Ce niveau exceptionnel était en partie attribuable à l’importation de cas en provenance de La Réunion, qui a été touchée par une épidémie sans précédent depuis deux décennies.
La transmission du chikungunya, d’un humain à un autre par le moustique tigre, témoigne de l’implantation persistante de cette maladie sur le territoire français depuis plusieurs années. En effet, le réchauffement climatique, associé à la mondialisation et à l’urbanisation, a facilité l’extension du moustique tigre dans des régions où il était absent il y a quelques décennies.
Autrefois limité aux zones tropicales et subtropicales, ce moustique est désormais présent dans 83 départements de France métropolitaine, et sa période d’activité s’étend de mai à novembre.
En outre, Santé publique France a également signalé 18 cas de fièvre West Nile depuis le début de l’été, cette maladie étant transmise par une autre espèce de moustique plus couramment présente en métropole, avec des cas identifiés non seulement dans le Sud mais également en région parisienne.
Source : Santé publique France.



