Chassé-croisé : pour éviter les trajets en voiture où enfants et parents crient, cette psychologue a des conseils

Trajets en voiture avec enfants : conseils d’une psychologue pour éviter les conflits

Ce week-end marque le traditionnel chassé-croisé des vacances scolaires, période où les routes françaises sont particulièrement encombrées. L’organisme d’informations routières Bison Futé anticipe de nombreux embouteillages et des difficultés pour les familles en déplacement. Dans ce contexte, les trajets en voiture avec des enfants peuvent rapidement devenir source de stress, entre pleurs et disputes.

Victoria Dumont-Verfaillie, psychologue clinicienne spécialisée en parentalité, explique que les difficultés rencontrées lors de ces trajets dépendent de plusieurs facteurs, notamment l’âge de l’enfant et son installation dans le véhicule. Pour les plus petits, obligés d’être installés dos à la route, le trajet peut être particulièrement angoissant, car ils ne voient pas leurs parents, leurs figures d’attachement. « Jusqu’à 15 mois minimum, un enfant doit être dos à la route. Or, à moins qu’on installe un rétroviseur, il fait tout le trajet sans voir ses parents », souligne-t-elle.

Pour les enfants de plus de six ans, la gestion du temps reste complexe. Avant cet âge, ils peinent à comprendre des notions temporelles telles que « On arrive dans une heure ». Ce manque de repères peut engendrer des conflits, surtout si d’autres facteurs d’inconfort comme la faim, la soif ou l’ennui se manifestent.

La psychologue insiste sur l’importance de verbaliser ses émotions et de faire des pauses régulières. En cas de stress intense, il est conseillé de s’arrêter pour permettre à l’enfant de se dégourdir les jambes ou d’être pris dans les bras. « Un enfant a besoin de l’adulte pour se coréguler. Il faut donc l’accompagner dans ce moment, même s’il est aussi difficile pour nous », précise Victoria Dumont-Verfaillie.

Pour une meilleure préparation des trajets, elle recommande de s’asr que l’enfant est bien nourri, propre et habillé confortablement. De plus, il est préférable de planifier les trajets pendant les heures de sieste pour que l’enfant puisse dormir en voiture.

Une fois arrivé à destination, il est bénéfique de proposer un moment de détente en famille. Ce type de proximité libère de l’ocytocine, une hormone qui réduit le stress tant chez le parent que chez l’enfant.

Source : HuffPost.

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