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Entre « chasse à l’ours » et lutte contre les violences sexistes : le stage BAFA de la nouvelle génération d’animateurs

En ce début juillet 2026, une quarantaine de jeunes, âgés de 16 à 25 ans, participent à un stage BAFA organisé à Fouesnant par le Ceméa. Pendant huit jours, ces stagiaires apprennent des chants et des jeux tout en découvrant les textes et les lois encadrant l’animation en colonies de vacances et en centres aérés. Ce stage vise non seulement à leur permettre de décrocher un emploi, mais aussi à les former à la vie en collectivité.

À l’ombre des grands arbres, les jeunes chantent en cercle : « On va à la chasse à l’ours, gouzi gouza », tout en dansant et en se divertissant. Dans quelques semaines, ils deviendront animateurs dans des colonies de vacances ou des centres aérés. Ils s’exercent à des jeux variés, comme le chef d’orchestre, où l’animateur au centre doit deviner les mouvements des autres.

Erwan et Léa, deux stagiaires de 16 ans, expriment leur enthousiasme. Erwan souligne l’importance d’apprendre à travailler avec les enfants, tandis que Léa évoque le stage comme un atout pour son CV et une opportunité d’emploi estival. Depuis octobre 2022, l’âge requis pour s’inscrire au BAFA a été abaissé, facilitant ainsi l’accès à cette formation pour les jeunes.

La formation se compose de trois étapes : un stage de base, un stage pratique en colonie ou en centre aéré, et un stage de perfectionnement. Le premier stage enseigne non seulement les compétences d’animation, mais aussi la vie en communauté, la gestion des tâches quotidiennes, et l’organisation des activités.

Le brevet d’aptitude aux fonctions d’animation (BAFA) permet aux jeunes d’encadrer des mineurs dans des accueils collectifs, pour une durée maximale de 80 jours par an. Jérémie Engelvin, formateur et responsable de session, précise que la formation de huit jours couvre de nombreuses thématiques, y compris le handicap, le harcèlement et les violences sexistes et sexuelles.

Ces sujets, intégrés au programme, résultent de la prise de conscience sociétale après le mouvement #MeToo. Léanie Buaillon, directrice territoriale du Ceméa en Bretagne, souligne l’importance d’apprendre à écouter les enfants victimes de maltraitance et de les orienter vers des professionnels adaptés.

Malgré un regain d’intérêt pour l’animation, le secteur fait face à une pénurie d’animateurs. Actuellement, environ 50 000 animateurs sont formés chaque année, un chiffre bien en deçà des besoins estimés.

(Source : France Télévisions)

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