Il percute volontairement une voiture de police puis s'enfuit à pied : vaste chasse à l'homme lancée dans le Territoire de Belfort après une course-poursuite

Une chasse à l’homme dans le Territoire de Belfort après une collision avec une voiture de police

Une vaste opération de recherche est en cours dans le Territoire de Belfort pour retrouver un conducteur qui a volontairement percuté une voiture de police à l’issue d’une course-poursuite. Le chauffard, dont le permis était suspendu et qui transportait du protoxyde d’azote, a pris la fuite à pied, laissant deux policiers choqués derrière lui.

Les événements ont débuté en début d’après-midi à Audincourt, dans le Doubs, lorsqu’une Renault Clio noire a refusé de s’arrêter à un contrôle de police pour un défaut de clignotant. Les policiers, en voiture siglée avec gyrophare, ont tenté d’intercepter le véhicule. Cependant, le conducteur a accéléré, grillant plusieurs feux rouges, et a pris la direction de l’autoroute.

Le procureur de la République de Montbéliard, Paul-Edouard Lallois, a déclaré que le conducteur a conduit à une vitesse excessive, semant les policiers pendant plusieurs dizaines de minutes avant d’entrer dans le Territoire de Belfort. Après avoir quitté l’autoroute à Trévenans, il a poursuivi sa route vers Grandvillars, où il a été confronté à une voiture de gendarmerie. Tentant de faire demi-tour, il a finalement percuté la voiture des policiers à grande vitesse, causant des dommages importants aux deux véhicules.

Bien que les policiers aient été choqués, ils n’ont pas subi de bless graves et ont été transportés à l’hôpital pour des examens. Le conducteur a réussi à s’échapper à pied à travers les champs. Les forces de gendarmerie du Territoire de Belfort sont mobilisées pour le retrouver.

Lors de l’inspection de la voiture abandonnée, les forces de l’ordre ont découvert deux bonbonnes de protoxyde d’azote. Le propriétaire de la carte grise, un homme né en 1999 et habitant Montbéliard, est déjà connu pour des infractions liées à l’usage de stupéfiants et avait son permis suspendu.

Une enquête de flagrance a été ouverte pour « refus d’obtempérer » et « violences avec arme sur des personnes dépositaires de l’autorité publique », des accusations qui peuvent entraîner jusqu’à 10 ans de prison en cas de condamnation. À ce jour, aucune demande de témoins n’a été lancée par la justice.

Source : France 3 Régions

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