Charlène, victime d’un AVC à 36 ans, témoigne de son parcours de réhabilitation

TÉMOIGNAGE.

« Elle m’a littéralement sauvé la vie. » : après un AVC à seulement 36 ans, Charlène témoigne

Le 5 février, Charlène Vias, 36 ans, a frôlé la catastrophe à Figeac en perdant le contrôle de sa voiture à cause d’un AVC. Grâce à l’intervention rapide de témoins et des secours, elle a été traitée à Cahors puis à Toulouse. Aujourd’hui rétablie, elle a repris ses études et envisage de promouvoir l’aromathérapie.

Le 5 février dernier, Charlène Vias prend sa voiture pour rejoindre l’Herbier d’Émilie, à Figeac, où elle travaille en alternance pour passer sa licence de conseillère spécialisée en herboristerie. Après seulement 200 mètres, son véhicule semble ne plus répondre. Elle n’arrive pas à tourner le volant ni à freiner, grille un stop et roule à contresens dans le virage de l’Espace des possibles, à l’entrée de Figeac.

« J’avais la sensation d’être prise dans un manège infernal », se souvient-elle. La voiture finit par caler devant un garage, AD FIA. Le côté gauche de son corps est paralysé. Laurine, une salariée du garage, a vu la scène et, avec un collègue, parvient à l’extraire de son véhicule. Charlène lui demande de prévenir Émilie, mais ses paroles sont incompréhensibles. En tant que manipulatrice radio en milieu hospitalier pendant douze ans, elle reconnaît les symptômes : « Je fais un AVC ! »

Les pompiers la conduisent à Cahors, où l’infirmière Anne lui apporte un soutien précieux. À Cahors, l’IRM confirme un AVC ischémique et Charlène est mise sous thrombolyse avant d’être transférée à Toulouse. Aujourd’hui, elle marche, parle et se sert de ses deux mains, bien que des difficultés de concentration subsistent.

« Elle m’a littéralement sauvé la vie. J’ai retrouvé Anne grâce à un article de La Dépêche. À Cahors et Toulouse, les équipes ont été extraordinaires. Une prise en charge rapide peut sauver une vie. À 36 ans, je me répétais : ‘Tu retourneras à ta licence et tu la finiras !' » Après trois mois d’arrêt, elle reprend ses études à Paris et réussit ses examens avec une moyenne supérieure à 15.

Charlène quitte Figeac avec émotion, reconnaissante envers Émilie Boulay et les habitants pour leur accueil. De retour à Jonzac, elle souhaite former les soignants à l’aromathérapie et ouvrir un comptoir d’herboristerie en ligne, privilégiant les petits producteurs. « J’ai conclu mon mémoire par : ‘Merci la vie !’ Si vous avez un rêve, battez-vous pour le réaliser ! », conclut-elle avec un sourire.

Source : La Dépêche

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