Violences urbaines à Chambéry : les policiers n’ont pas fait usage de leur arme
Des violences ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi à Chambéry, après qu’un conducteur, gravement blessé, a été intercepté par la police. Selon le parquet de Chambéry, les premiers éléments d’enquête montrent que les policiers n’ont pas utilisé leur arme.
Lundi soir, vers 19h45, la police a tenté de contrôler un véhicule dont le conducteur roulait à vitesse modérée. Ce dernier s’est arrêté dans le quartier de Biollay, où les policiers ont constaté que le corps du conducteur, âgé de 26 ans, tombait sur le siège passager. Il présentait une grave bles à la tête et a été transporté à l’hôpital, où il est décédé des suites de ses bless.
La vérification des armes des policiers sur place a révélé qu’aucune munition ne manquait, confirmant ainsi qu’aucun tir n’a été effectué. Par ailleurs, aucune collision entre le véhicule de police et celui de la victime n’a été constatée, et aucun élément balistique ne prouve l’implication d’un projectile extérieur.
Suite à ces événements, plusieurs dizaines d’individus ont tenté de mettre le feu à des véhicules, poubelles et bâtiments dans la ville. Des dégradations ont également été signalées, ainsi que des tirs de projectiles visant les forces de l’ordre.
L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie pour enquêter sur les circonstances entourant les bless du conducteur. Le procureur a déclaré qu’aucun élément ne permet, à ce stade, d’imputer la responsabilité aux policiers. La piste d’un geste auto-agressif ou accidentel est également envisagée.
Les autorités locales, dont le maire Thierry Repentin et la préfète de Savoie, Vanina Nicoli, ont appelé à l’apaisement et des renforts de police ont été annoncés pour rétablir le calme dans la région.
Source : Franceinfo

