Arrêt du travail au-delà de 35°C, calcul de l'humidité, chômage partiel, congés climatiques: comment font nos voisins européens pour protéger les salariés de la chaleur

Arrêt du travail au-delà de 35°C : Comment l’Europe protège ses salariés de la chaleur

Une nouvelle vague de chaleur intense touche la France, avec 78 départements placés en vigilance orange par Météo-France. Les températures maximales atteignent entre 36°C et 40°C, rendant le travail en extérieur particulièrement éprouvant. Face à cette situation, la France a mis en place, en 2025, un décret sur la chaleur qui impose aux employeurs de renforcer les mes de protection des travailleurs, bien qu’il n’existe pas de seuil légal de température au-delà duquel le travail serait interdit.

Cadre législatif en Europe

Les législations concernant la protection des salariés face à la chaleur varient considérablement d’un pays à l’autre.

  • Espagne : Depuis les années 1990, la législation impose que la température dans les espaces fermés ne dépasse pas 27°C pour le travail sédentaire. Depuis 2023, un protocole spécial doit être mis en place en cas d’alertes météo, incluant la possibilité de modifier les horaires de travail. Les travailleurs peuvent également bénéficier de congés climatiques en cas de conditions météorologiques extrêmes, bien que leur application soit complexe.

  • Italie : La plateforme numérique Worklimate permet aux employeurs d’évaluer quotidiennement le risque thermique en tenant compte de divers facteurs environnementaux. En cas de risque élevé, certaines activités sont interdites durant les heures les plus chaudes. Les entreprises peuvent également recourir au chômage partiel pour les salariés travaillant en extérieur lorsque les températures dépassent 35°C.

  • Grèce : Le service météorologique utilise une carte avec des codes couleurs pour indiquer les niveaux de risque. Des mes de protection sont souvent décidées au niveau des branches, comme l’arrêt du travail à partir de 38°C à l’ombre, sans perte de salaire.

  • Allemagne : Ce pays a établi un seuil de 35°C pour les températures intérieures considérées comme dangereuses. Des mes préventives doivent être mises en place à partir de 26°C, et au-delà de 35°C, des interventions spécifiques sont requises pour garantir la sécurité des travailleurs.

Statistiques et conséquences

Bien que des données récentes sur l’impact des températures extrêmes sur l’emploi soient limitées, le contexte actuel souligne l’importance croissante de mettre en place des mes adaptées pour protéger les salariés. Les pays européens, chacun à leur manière, cherchent à équilibrer la productivité économique avec la santé et le bien-être des travailleurs face aux défis climatiques.

Source : Météo-France, Eurogip.

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