César R., le policier de Carcassonne au cœur d’une polémique
Un enregistrement vidéo a placé César R., chef de patrouille de la police municipale de Carcassonne (Aude), sous le feu des critiques. Sur les images révélées par le quotidien régional Midi libre le 8 septembre, il tient des propos racistes, LGBTphobes et misogynes, enregistrés à son insu lors d’une patrouille en novembre 2025.
Mercredi, la justice a annoncé la suspension des quatre policiers impliqués en attendant la conclusion de l’enquête, déjà ouverte en décembre. Le Rassemblement national (RN), dont César R. était membre, a décidé de l’exclure, tandis que le maire RN de Carcassonne, Christophe Barthès, a promis des sanctions contre le brigadier-chef.
Un parcours militaire
César R. a servi pendant environ vingt ans au sein de l’armée française, notamment dans des unités d’élite comme le 3e et le 2e régiment de parachutistes d’infanterie de marine. En 2013, il a été cité pour la médaille militaire, une distinction honorant le courage et le parcours remarquable des militaires. Son profil sur LinkedIn mentionne également des réflexions sur le stress post-traumatique.
Propos incitant à la violence
Dans la vidéo révélée, César R. et ses collègues expriment des idées putschistes, appelant à l’établissement d’une « dictature en France ». De plus, il a publié des commentaires sur LinkedIn évoquant un souhait de « prendre les armes » pour revendiquer leurs droits, exprimant une frustration envers les gouvernements.
Un management controversé
Entré dans la police municipale en 2019, César R. a été critiqué pour un management jugé « toxique ». Des sources syndicales rapportent que plusieurs policiers ont été placés en arrêt-maladie à cause de cette ambiance, et que des agents ont été réaffectés après avoir signalé des problèmes managériaux.
Engagement politique
César R. a également été actif au sein du service d’ordre du RN, participant à des événements aux côtés de figures du parti comme Marine Le Pen et Jordan Bardella. Suite à la diffusion de la vidéo, le RN a exprimé sa fermeté face aux propos tenus par César R., tout en soulignant que des cas similaires peuvent exister dans d’autres partis.
Formations en secourisme
En parallèle de son travail, César R. proposait des formations en « secourisme tactique » et a participé à des stages de krav maga. Un instructeur de son dojo a condamné les propos racistes tenus par le policier, précisant qu’il ne souhaitait pas que son dojo soit associé à cette polémique.
Cette affaire soulève des questions sur le comportement des forces de l’ordre et la gestion des ressources humaines au sein de la police municipale, alors que l’enquête se poursuit.
Source : Franceinfo, Midi libre

