Centre de santé mentale : appel à l’implication des familles pour réduire la congestion.

Centre de santé mentale : Il faut décongestionner, l’implication des familles sollicitée -

Centre de santé mentale : Il faut décongestionner, l’implication des familles sollicitée

Le Centre national de santé mentale (CNSM) de Mélen, situé dans le 5ᵉ arrondissement de Libreville, fait face à une situation préoccupante. Depuis sa création en 1995, l’établissement n’a toujours que 100 places d’hospitalisation, et ses capacités sont désormais largement dépassées. Dans un communiqué, les responsables du Centre appellent les familles à jouer un rôle plus actif dans l’accompagnement des patients et leur réintégration progressive dans la société.

Actuellement, le CNSM se voit contraint de garder certains patients dont la prise en charge est terminée ou suffisamment avancée, mais qui ne peuvent pas encore rentrer chez eux. Cette situation réduit le nombre de lits disponibles pour les personnes nécessitant une hospitalisation urgente. Le CNSM souligne que la prise en charge de la santé mentale ne dépend pas uniquement de l’établissement, mais que la famille joue un rôle essentiel dans le processus de rétablissement.

Les responsables du Centre encouragent ainsi les proches des patients à s’impliquer davantage dans leur accompagnement. Le soutien familial et la réinsertion après une prise en charge psychiatrique font partie intégrante du parcours de rétablissement. Lorsque l’état du patient le permet, son retour auprès de sa famille devrait être envisagé progressivement.

Cette implication pourrait également alléger la pression sur les capacités d’hospitalisation du Centre, permettant ainsi l’accueil de nouveaux patients nécessitant des soins. Cependant, l’alerte lancée par le CNSM met en lumière les difficultés persistantes du système de prise en charge de la santé mentale au Gabon. Après 31 ans d’existence, la structure n’a pas vu son nombre de places d’accueil augmenter, alors que les besoins en soins psychiatriques continuent d’augmenter.

Le manque de structures spécialisées, de places d’hospitalisation et de professionnels qualifiés représente un défi majeur. Bien que les familles aient un rôle à jouer dans l’accompagnement et la réinsertion des patients, cette responsabilité ne peut pas compenser à elle seule les limites des capacités existantes.

L’appel du CNSM constitue également un signal adressé aux pouvoirs publics. Le renforcement des capacités d’accueil, le développement de nouvelles structures spécialisées et la formation de davantage de professionnels sont des leviers nécessaires pour répondre de manière durable aux besoins en santé mentale dans le pays.

Sources : CNSM, Gabon Actu.

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