Centrale nucléaire de Golfech : un réacteur à l’arrêt pour la troisième fois cet été
Le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Golfech, située dans le Tarn-et-Garonne, a été mis à l’arrêt dans la nuit du mercredi 29 au jeudi 30 juillet 2026. Cette décision a été prise afin d’éviter que les rejets de la centrale n’augmentent la température de la Garonne au-delà des 28°C autorisés. Cet arrêt marque le troisième incident lié à la chaleur depuis le mois de juin. Par ailleurs, le réacteur n°1 est actuellement à l’arrêt pour maintenance.
La centrale, implantée à environ 90 kilomètres au nord-ouest de Toulouse, a annoncé que l’arrêt du réacteur n°2 a eu lieu à 23h45. La montée de la température de la Garonne est à l’origine de cette cessation d’activité. Un arrêté datant du 18 septembre 2006 interdit à la centrale de rejeter ses eaux de refroidissement lorsque la température moyenne du fleuve en aval dépasse 28°C, une me visant à protéger la faune et la flore aquatiques.
La centrale de Golfech, qui dispose de deux réacteurs à eau pressurisée d’une puissance totale d’environ 2 600 mégawatts, ne fournit donc plus d’électricité au réseau. Pour fonctionner, elle prélève de l’eau dans la Garonne, qu’elle restitue à une température légèrement supérieure, en moyenne de 0,2°C. Cependant, lors de fortes chaleurs, ce réchauffement peut faire dépasser le seuil réglementaire.
Le réacteur n°2 avait été relancé seulement quelques jours auparavant, le 26 juillet. L’arrêt qui a débuté le 9 juillet avait été l’une des plus longues interruptions enregistrées en France pour des raisons environnementales. Cet été, EDF avait déjà dû arrêter ce réacteur le 22 juin.
Les arrêts des centrales nucléaires en France se sont multipliés ces dernières années en raison des vagues de chaleur et de la crise climatique. La centrale de Golfech, mise en service en 1991, est particulièrement vulnérable à ces risques, en raison de son emplacement sur un fleuve dont le débit est modeste en été et qui connaît d’importantes hausses de température.
Selon la Cour des comptes, les arrêts de réacteurs liés aux fortes chaleurs pourraient augmenter de trois à quatre fois d’ici 2050, en raison de l’intensification des canicules. Cette juridiction a également recommandé à EDF de mieux anticiper ces vagues de chaleur. L’Agence de sûreté nucléaire attend, quant à elle, un approfondissement des connaissances sur les impacts environnementaux des centrales.
Source : France 3 Régions


