Centrafrique : Un gendarme retrouvé après près de huit mois de captivité
Le commandant de la brigade de gendarmerie de Bambouti, Séverin Ketemalet, a retrouvé la liberté après avoir été enlevé le 28 décembre 2025, jour des élections générales, avec trois autres personnes. Sa fuite, survenue le 3 août 2026, a été confirmée par les autorités locales. Il avait été capturé par le groupe armé AAKG, qui avait également empêché la tenue du scrutin dans la localité.
L’information a été validée par Léonard Mbélé, préfet du Haut-Mbomou. Selon la préfecture, le gendarme s’est évadé avec l’aide d’un milicien azandé, qui l’a guidé à travers la brousse jusqu’à Zemio. Cependant, les circonstances exactes de son évasion, qu’il s’agisse d’un arrangement avec ses ravisseurs ou d’une libération négociée, ne sont pas encore claires.
À son arrivée à Zemio, Séverin Ketemalet a été accueilli par des autorités administratives et militaires, mais il est apparu très affaibli, souffrant de séquelles psychologiques dues à sa longue détention. Pendant ce temps, la sous-préfète de Bambouti et deux agents de l’Autorité nationale des élections demeurent toujours aux mains de leurs ravisseurs.
Le groupe Azandé Ani Kpi Gbè, actif dans le sud-est de la République centrafricaine depuis 2023, était initialement présenté comme un mouvement d’autodéfense de la communauté azandé. Il est désormais impliqué dans des affrontements avec les Forces armées centrafricaines et fait l’objet d’accusations d’exactions contre des civils.
Source : RFI



