Centrafrique: la responsabilité de l’ex-président Bozizé au cœur du procès «Bossembélé» pour crimes contre l’humanité

Centrafrique : la responsabilité de l’ex-président Bozizé au cœur du procès « Bossembélé » pour crimes contre l’humanité

La Cour pénale spéciale (CPS) de la République centrafricaine a ouvert le 16 juin 2026 le procès par contumace de l’ex-président François Bozizé, accusé de crimes contre l’humanité. Ces crimes auraient été commis entre 2009 et 2013 dans un camp militaire et une prison à Bossembélé, ainsi que dans d’autres localités du pays. Trois de ses anciens responsables militaires sont également poursuivis dans cette affaire.

Lors de la deuxième journée d’audience, le 18 juin, les juges se sont concentrés sur la lecture de l’ordonnance de renvoi et sur la présentation des charges retenues contre les accusés. Ce procès constitue le sixième organisé par la CPS depuis son lancement en 2018.

La responsabilité de François Bozizé est au centre des débats. L’accusation affirme qu’il a exercé un contrôle direct sur plusieurs structures de sécurité, notamment la Garde présidentielle et le centre d’instruction militaire de Bossembélé, où des opposants politiques et des présumés soutiens de groupes rebelles auraient été détenus.

La prochaine audience est prévue pour le 29 juin 2026. La CPS a également examiné la situation des trois autres accusés, qui auraient joué un rôle dans les opérations de sécurité et la gestion du centre de Bossembélé. Les débats ont porté sur des allégations d’arrestations arbitraires, de détentions illégales et de disparitions forcées.

François Bozizé, 79 ans, a été au pouvoir de mars 2003 à 2013, période marquée par une instabilité politique et des conflits armés. Son renversement par la coalition rebelle Séléka a entraîné une guerre civile dévastatrice. Il a par la suite été condamné en septembre 2022 par un tribunal centrafricain à des travaux forcés à perpétuité pour « complot » et « rébellion ».

Source : RFI

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