Céline Dion annonce son retour sur scène après sa maladie en Europe en 2024.

Céline Dion : un retour sur scène après la maladie

Après des années marquées par le syndrome de la personne raide, Céline Dion s’apprête à retrouver la scène à Paris. Un retour rendu possible par une importante rééducation et un meilleur contrôle de ses symptômes.

DERNIÈRE MINUTE
Céline Dion retrouve la scène après des années difficiles. Quatre ans après avoir révélé être atteinte du syndrome de la personne raide, la chanteuse canadienne s’apprête à entamer une série de concerts à Paris. Elle donnera son premier spectacle le 12 septembre 2026 à la Paris La Défense Arena, dans le cadre d’une résidence de 16 dates jusqu’au 17 octobre, avec d’autres concerts annoncés en mai 2027.

Après les années particulièrement éprouvantes décrites dans son documentaire Je suis : Céline Dion, son état semble aujourd’hui lui permettre de reprendre une activité scénique soutenue. Dans un entretien publié en août 2026 par Harper’s Bazaar, l’artiste explique notamment avoir retrouvé davantage de contrôle sur son corps et suivre un programme intensif associant rééducation, physiothérapie, thérapie vocale et immunothérapie. Elle pratique également trois séances hebdomadaires de Pilates de 90 minutes et deux journées de ballet pour préparer son retour. Un changement notable après une période où les spasmes musculaires et les difficultés à marcher et à utiliser ses cordes vocales l’avaient contrainte à interrompre sa carrière scénique. Céline Dion avait toutefois déjà offert un premier signe spectaculaire de ce retour à la scène aux Jeux olympiques de Paris en 2024, où elle avait interprété L’Hymne à l’amour depuis la tour Eiffel.

ARTICLE INITIAL DU 8 DÉCEMBRE 2022

« J’éprouve des problèmes de santé depuis longtemps. » C’est avec un ton grave et les larmes aux yeux que Céline Dion a annoncé le 8 décembre 2022, sur son compte Instagram, être atteinte d’un « trouble neurologique très rare, le syndrome de Stiff-person » (SPS). Absente de la scène depuis plusieurs années, l’icône canadienne est donc contrainte de reporter les dates de sa tournée européenne à partir du printemps 2023. Aussi appelé « syndrome de l’homme raide », « Stiff-person » atteindrait « une personne sur un million dans le monde », confie la chanteuse. « On ne sait pas tout de cette maladie rare mais on sait maintenant que c’est la cause des spasmes musculaires dont je souffre », poursuit la chanteuse, qui déplore des « difficultés à marcher » et à utiliser ses cordes vocales.

Une rigidité musculaire

Découvert en 1956 par deux scientifiques américains, Frederick Moersch et Henry Woltman, le SPS présente les caractéristiques d’une maladie auto-immune et se traduit par une rigidité musculaire fluctuante du tronc et des membres. Il s’accompagne d’une sensibilité accrue aux stimuli tels que le bruit, le toucher, déclenchant des spasmes musculaires qui durent généralement quelques minutes, plusieurs fois par jour. Outre la douleur chronique et la mobilité réduite, les patients se remarquent par leur démarche rigide et la courbure vers l’intérieur de leur colonne vertébrale (hyperlodose lombaire). La raideur du corps peut être renforcée par l’anxiété et l’émotion, conséquence directe de la maladie sur la santé mentale.

Associée à d’autres maladies auto-immunes

Si la cause exacte du trouble n’a pas encore été élucidée, il est souvent associé à d’autres maladies auto-immunes comme la thyroïdite, le vitiligo et même le diabète. Environ 30 % des patients diagnostiqués ont également un diabète insulinodépendant. Côté traitement, des benzodiazépines (molécule qui possède des propriétés anxiolytiques, sédatives et amnésiantes) sont généralement prescrits en première intention et procurent un soulagement des symptômes mais sans possibilité de guérison. Des anticonvulsants et des analgésiques peuvent être également proposés. Comme la plupart des maladies rares, l’errance médicale est quasiment systématique. Souvent confondue avec Parkinson ou la sclérose en plaques, le syndrome de Stiff-Person nécessite en moyenne six ans avant un premier diagnostic, selon le Journal européen d’investigation clinique (ESCI).

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« Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Clotilde Costil, journaliste Handicap.fr »

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